Peu de choses dans ma vie m'ont effectivement passionné davantage que l'aspect pénal de notre monde. Si nous considérons cet aspect pénal de notre monde, c'est-à-dire de notre société, nous avons, comme on dit, de quoi nous étonner chaque jour.
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Il faut être dément pour se suicider.
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Sans doute l'enfance est-elle toujours un enfer, l'enfance est l'enfer même. Peu importe quelle enfance, elle est l'enfer.
Très peu de médecins reconnaissent qu'ils ne savent presque rien et qu'ils ne peuvent également presque rien faire.
Il est possible que l'on soit sauvé par le simple fait de comprendre clairement un moment décisif et de faire une analyse de tout ce qu'implique ce moment.
L'une des plus grandes absurdités humaines : le lycée.
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Toutes les écoles supérieures sont mauvaises et celle que nous fréquentons est toujours la plus mauvaise si elle ne nous ouvre pas les yeux.
Beaucoup se suicident dans leur cinquante et unième année. Car cinquante ans, c'est amplement suffisant.
Que veut dire exister sinon ceci : nous désespérons.
Seul l'imbécile admire.
Nos bibliothèques sont en quelque sorte des pénitenciers où nous avons enfermé nos grands esprits, Kant naturellement dans une cellule individuelle, de même que Nietzsche, de même que Schopenhauer, Pascal, Voltaire, Montaigne, tous les très grands dans des cellules individuelles, les autres dans des cellules collectives, mais tous pour toujours et à jamais, mon cher, pour l'éternité et jusqu'à l'infini, voilà la vérité.