Il faudrait peut-être en venir à donner à notre philosophie cette base: que nous reposons sur une complication infernale d'éléments et d'événements élémentaires.

À lire aussi de Paul Valéry

Le moi est haïssable... mais il s'agit de celui des autres.
Les guerres, ce sont des gens qui ne se connaissent pas et qui s'entre-tuent parce que d'autres gens qui se connaissent très bien ne parviennent pas à se mettre d'accord.
Il y a une sécheresse, une liberté ; et une joie de sécheresse et de liberté, qui, dans les phases les plus tendres, parfois paraissent, choquent - réjouissent le démon qui est dans l'amant.
Il faut juger à froid et agir à chaud.
La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.
Toutes les citations de Paul Valéry →

Dans la même œuvre

La supériorité comme cause de l'impuissance: être incapable d'une sottise qui peut-être «avantageuse».
Un homme tirait au sort toutes ses décisions. Il ne lui arriva pas plus de mal qu'aux autres qui réfléchissent.
Que si le moi est haïssable, aimer son prochain comme soi-même devient une atroce ironie.
On parle bien plus volontiers de ce qu'on ignore. Car c'est à quoi l'on pense. Le travail de l'esprit se porte là, et ne peut se porter que là.
On a trop réduit la connaissance de la langue à la simple mémoire. Faire de l'orthographe le signe de la culture, signe des temps et de sottise.