Se taire, aimer, écrire, c'est un perpétuel triomphe en toute chose de l'adieu.
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Il est possible que la naissance de l'amour soit l'obéissance à une voix. A l'intonation d'une voix.
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À lire aussi de Pascal Quignard
Il y a dans toute passion un point de rassasiement qui est effroyable.
On ne sait pas bien quand le propre et le sale se sont séparés dans les sociétés et les consciences des hommes.
L'amour est défini comme une double étreinte: l'étreinte de langage et l'étreinte de silence. C'est l'étreinte du langage mis au silence.
J'aime la lecture parce que c'est la seule conversation à laquelle on peut couper court à tout instant, et dans l'instant.
Dans la même œuvre
Argument est un mot ancien qui veut dire la blancheur de l'aube. C'est tout ce qui s'éclaircit et se discerne dans cette pâleur qui survient en quelques instants.
Découvrir et reconnaître ne déterminent pas de régimes semblables. Il en va de découvrir et de reconnaître comme de naître et de mourir.
On ne peut pas mentir aux aphasiques. Les aphasiques ne comprennent plus les mots mais la perception qu'ils ont de la sincérité du corps de celui qui parle est chez eux un sens infaillible.
La revigoration propre à l'amour tient plus à l'angoisse émerveillée où il introduit qu'aux courts plaisirs qui se renouvellent dans le corps.
La première fois que Némie Satler m'entendit jouer du violon, elle me dit: - vous n'y allez pas de main morte! Elle ajouta que j'avais raison parce qu'il y avait beaucoup de mains mortes en musique.