On a, parfois, des compensations dans les moments délicats de la vie.
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Il est là, superbe, sous son gréement aurique, humant le vent, évaluant la force de la mer, frissonnant dans l'attente de la première risée : objet d'art, précieux, exigeant, sensuel, vif, capricieux, tel est Pen Duick, mon bateau
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Pour en terminer avec mes « silences », j'avoue qu'il m'est difficile de répondre à des questions banales sinon idiotes. L'exemple typique est quand, au retour d'une course, on me demande: « Alors, content d'être premier ? » Que dire d'autre que: « Oui » ? Je ne connais pas de vainqueur que la victoire ait mis d'humeur chagrine.
Quitte à décevoir les âmes tendres, mon attachement à cette coque noire n'est pas lié au fait qu'elle appartint à mon père. Croire que je me suis entiché de ce voilier, endetté pour lui, tourmenté pour le sauver par amour filial serait faux. J'ai sauvé Pen Duick qui pourrissait dans une vasière parce que j'ai toujours été sensible à sa beauté. Le temps ne lui a rien ôté de sa noblesse.
Je ne connais pas de vainqueur que la victoire ait mis d'humeur chagrine.
Le métier de marin est un métier d'humilité, qui exige un long apprentissage. La mer punit les bravaches.
Dans la même œuvre
C'est pataud, un homme, quand il est ému, il ne sait pas exprimer ses sentiments, par pudeur virile.
Je ne connais pas de vainqueur que la victoire ait mis d'humeur chagrine.
La chance peut prendre la forme d'un homme qui peut changer un destin.
La confiance est un élément majeur: sans elle, aucun projet n'aboutit.
La vie est faite d'espérance.