Je ne revendique jamais mon origine que dans un cas : en face d'un antisémite.
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Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération.
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Il est des contradictions qui ressemblent fort à des évasions. Passe-t-on des individus à la société ?
Robespierristes, anti-robespierristes, nous vous crions grâce : par pitié, dites-nous simplement quel fut Robespierre. Encore si le jugement ne faisait que suivre l'explication le lecteur en serait quitte pour sauter la page. Par malheur à force de juger, on finit presque fatalement par perdre jusqu'au goût d'expliquer.
Je suis Juif, sinon par la religion, que je ne pratique point, non plus que nulle autre, du moins par la naissance. Je n'en tire ni orgueil ni honte, étant, je l'espère, assez bon historien pour n'ignorer point que les prédispositions raciales sont un mythe et la notion même de race pure une absurdité particulièrement flagrante, lorsqu'elle prétend s'appliquer, comme ici, à ce qui fut, en réalité, un groupe de croyants, recrutés, jadis, dans tout le monde méditerranéen, turco-khazar et slave. Je ne revendique jamais mon origine que dans un cas : en face d'un antisémite
Jadis, des hommes qui n'étaient ni des sots, ni, devant le péril personnel, des lâches, avaient eux aussi trop promptement succombé devant l'infortune. À leur mémoire, l'histoire militaire ne réserve que mépris.
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En un mot, alors que nos chefs ont prétendu renouveler la guerre de 1915-1918, les Allemands faisaient celle de 1940.
Peut être serait-ce un bienfait, pour un vieux peuple, de savoir plus facilement oublier : car le souvenir brouille parfois l'image du présent et l'homme, avant tout, a besoin de s'adapter au neuf.
Je ne revendique jamais mon origine que dans un cas : en face d'un antisémite.