Il est assez stérile d'étiqueter les gens et de les presser dans des catégories.

À lire aussi de Carl Gustav Jung

Toute notre expérience actuelle nous permet d'affirmer que les processus inconscients se situent dans une position de compensation par rapport au conscient.
Dans la mesure où l'individu humain, en tant qu'unité vivante, est composé d'une foule et d'une somme de facteurs universels, il est totalement collectif et sans l'ombre d'une opposition à la collectivité.
Et puis - qui donc de nos jours a la parfaite certitude de ne pas être névrosé?
Chaque fois que surgit un sentiment d'infériorité, non seulement celui-ci indique l'exigence dans le sujet d'assimiler un facteur jusque-là inconscient, mais il indique aussi la possibilité de cette assimilation.
Une pensée réellement profonde a toujours quelque chose de paradoxal, qui apparaît aux esprits médiocrement doués comme obscur et contradictoire.
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Dans la même œuvre

Et puis - qui donc de nos jours a la parfaite certitude de ne pas être névrosé?
La conscience est un rejeton tardif de l'âme inconsciente.
Notre conscience contemporaine n'est qu'un petit enfant qui commence à peine à dire «je».
Et pour l'égoïsme primitif, il est clairement établi que ce n'est jamais «moi» mais toujours autrui qui «doit».
Une culture ne se dissocie pas, elle accouche.