Tout ce qui est rouge est joli tout ce qui est nouveau est beau tout ce qui est habituel est amer tout ce qui est absent est sucré.
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Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations.
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La vérité, c'est qu'on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu'au jour où, pas trop sûr de soi, on s'en va pour de bon.
On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore.
On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels.
C'est si doux, les vieilles habitudes, même celles qui vous oppriment. Plutôt un malheur familier que ces nouveautés insolites, et cet effort encore pour comprendre, lorsqu'on atteint, rompu, la fin de la journée.
Dans la même œuvre
Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas a prouver qu'il se suffit a lui-meme. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientot, c'est le voyage qui vous fait, ou vous defait.
La santé est comme la richesse, il faut l'avoir dépensée pour l'apercevoir.
On n'a pas à être sévère avec ce qui décline. On n'en veut pas aux vieux malades d'être vieux et malades, mais le moment venu, avec quel soulagement on s'en éloigne.
On voyage pour que les choses surviennent et changent; sans quoi on resterait chez soi.
Le voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait.