On voyage pour que les choses surviennent et changent; sans quoi on resterait chez soi.
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C'est si doux, les vieilles habitudes, même celles qui vous oppriment. Plutôt un malheur familier que ces nouveautés insolites, et cet effort encore pour comprendre, lorsqu'on atteint, rompu, la fin de la journée.
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À lire aussi de Nicolas Bouvier
Il y a ici un appetit d'essentiel sans cesse entretenu par le spectacle d'une nature où l'homme apparait comme un humble accident, par la finesse et la lenteur d'une vie où la lenteur tue le mesquin.
Le voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait.
On n'a pas à être sévère avec ce qui décline. On n'en veut pas aux vieux malades d'être vieux et malades, mais le moment venu, avec quel soulagement on s'en éloigne.
Prendre son temps est le meilleur moyen de n'en pas perdre.
Dans la même œuvre
Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas a prouver qu'il se suffit a lui-meme. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientot, c'est le voyage qui vous fait, ou vous defait.
La santé est comme la richesse, il faut l'avoir dépensée pour l'apercevoir.
On n'a pas à être sévère avec ce qui décline. On n'en veut pas aux vieux malades d'être vieux et malades, mais le moment venu, avec quel soulagement on s'en éloigne.
On voyage pour que les choses surviennent et changent; sans quoi on resterait chez soi.
Le voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait.