Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, Parlez-nous des Enfants. Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même, Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

À lire aussi de Khalil Gibran

Tu ne vois que ton ombre lorsque tu tournes le dos au soleil.
L'inspiration chante toujours. - L'inspiration n'explique jamais.
Mais vous qui êtes forts et rapides, veillez à ne pas boiter devant les boiteux, en croyant vous montrer gentils.
Vos enfants: vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Celui qui peut mettre le doigt sur ce qui sépare le bien du mal est celui-là même qui peut toucher les pans de la toge de Dieu.
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La pensée est un oiseau d'espace qui dans la cage des mots saura peut-être déployer les ailes, mais pas voler.
Vos enfants: vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Vous donnez peu lorsque vous donnez de vos biens. C'est lorsque vous donnez de vous-même que vous donnez vraiment.
Vous parlez quand vous cessez d'être en paix avec vos pensées.
Vous travaillez pour pouvoir aller au rythme de la terre et de l'âme de la terre. Car être oisif c'est devenir étranger aux saisons, et s'écarter de la procession de la vie, qui avance majestueusement et en fière soumission vers l'infini.