Et Pangloss disait quelquefois à Candide : « Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles : car enfin si vous n'aviez pas été chassé d'un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l'amour de mademoiselle Cunégonde, si vous n'aviez pas été mis à l'Inquisition, si vous n'aviez pas couru l'Amérique à pied, si vous n'aviez pas donné un bon coup d'épée au baron, si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. - Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. »

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On trouve assez de mains qui frappent sur la foule des malheureux, et rarement une secourable.
Il ne se servent de la pensée que pour autoriser leurs injustices et n'emploient les paroles que pour déguiser leurs pensées.
Le droit de dire et d'imprimer ce que nous pensons est le droit de tout homme libre, dont on ne saurait le priver sans exercer la tyrannie la plus odieuse.
Heureusement on rectifie sur les lieux ce que les géographes ont souvent tracé de fantaisie dans leur cabinet.
Il me semble aussi qu'on s'était fait une loi de ne point citer; mais un dictionnaire sans citation est un squelette.
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Le travail éloigne de nous trois grands maux: l'ennui, le vice et le besoin.
Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin.
Ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise: il fallait dire que tout est au mieux.
Dans ce pays-ci, il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres.
Et je suis venu passer le carnaval à Venise.