Dis-moi Qu'as-tu choisi ? Qu'est ce que tu veux garder ? Que veux-tu conserver dans la tirelire du temps dans ton léger trésor d'instants sauvés ?

À lire aussi de Claude Orland, dit Claude Roy

L'amour est un tranquillisant, mais il est recommandé de prendre garde aux effets secondaires.
Jimmy était un colosse mou et myope, deux cent livres de viande calme imbibée de whisky, surmontée de hublots.
L'attachement à un être mortel peut devenir une forme assez monstrueuse (et d'autant plus monstrueuse qu'inconsciente) d'attachement à soi. L'amour de soi est une pulsion si forte qu'elle se déguise parfois en amour d'autrui.
Il y a un état vague, un manque qui cherche à se combler, une absence vague, qui toujours, statistiquement, rencontre ou invente une présence. Le verbe aimer, c'est le comble du vague.
Le communisme c'était cela, d'abord: dégripper la mécanique, le piège à mort, la misère qui engendre les fuyards de la misère.
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Dans la même œuvre

L'amour c'est aussi cette façon d'être deux à ne pas être ensemble, distance qu'il ne faut pas nier, mais savoir reconnaître.
L'amour qui réchauffe et vivifie, n'est pas celui qui brûle et consume.
Mais qui est vraiment avec nous? Seulement ceux qu'on aime.
Il y a mieux encore que le calme de la solitude: la présence silencieuse de l'être aimé, tout près. On est seul, en sachant qu'on pourrait ne pas l'être.
Ma bibliothèque est comme un tonneau, au choix à moitié vide ou à moitié pleine. Je la regarde heureux, en savourant tout ce qui me reste à lire. Ou malheureux, en me disant que je ne vivrai sûrement pas assez longtemps pour avoir tout lu.