Dans les temps de malheur, on aime plus la vertu que l'esprit, parce qu'on en a plus de besoin, et non pas, comme on dit, parce qu'elle vaut mieux. C'est toujours nos besoins qui nous font préférer une chose à l'autre.

À lire aussi de Claude Adrien Helvétius

Ceux qui sont accoutumés à disputer dans les lieux publics doivent plutôt savoir l'art de rendre des idées, que la manière de trouver des vérités.
L'intérêt ferait nier les propositions de géométrie les plus évidentes et croire les contes religieux les plus absurdes.
Les hommes sont si bêtes qu'une violence répétée finit par leur paraître un droit.
Heureux qui peut, au lever de l'aurore, à la clarté de ses premiers rayons, contempler les beautés d'une épouse qui a de la pudeur à les montrer et que l'amour seul rend libertine.
On ne prendra jamais le mot homme pour cheval; mais on prendra réfléchir pour penser. Tout mot collectif occasionne des disputes. Il n'y en a point aux mots d'images.
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L'art du politique est de faire en sorte qu'il soit de l'intérêt de chacun d'être vertueux.
La conversation devient plate à proportion que ceux avec qui on la tient sont plus élevés en dignité.
L'envie honore les morts pour insulter les vivants.
Il y a des gens qu'il faut étourdir pour les persuader.
Rien n'est plus dangereux que les passions dont la raison conduit l'emportement.