Dans le silence, tout se dérègle. Le temps ne finit plus jamais.

À lire aussi de Alice Zeniter

Je veux dire que le monde entier est moins intéressant qu'avant. Il y a de plus en plus de gens à avoir suffisamment d'études ou de culture pour qu'on puisse s'étonner qu'ils soient si cons.
Il déroule le mektoub dans le sens inverse à celui que lui prêtait son père : il ne s'agit plus de déchiffrer pas à pas un destin déjà écrit au ciel mais d'écrire le présent comme une histoire que les siècles futurs sauront lire.
L'une des explications étymologiques du mot « Bougnoule » le fait remonter à l'expression : Bou gnôle, le Père la Gnôle, le Père Bouteille, un terme méprisant employé à l'égard des alcooliques. Une autre la lie à l'injonction Abou gnôle (Apporte la gnôle) utilisée par les soldats maghrébins lors de la Première Guerre mondiale et reprise comme sobriquet par les Français. Si cette étymologie est juste, alors dans la salle qui leur est prêtée, Ali et ses compagnons font joyeusement – quoique discrètement – les Bougnoules. Mais en faisant les Bougnoules, ils imitent en réalité les Français.
A vaincre sans péril on triomphe, en réalité, sans joie.
L'amour, ce n'est pas la fusion, la dissolution d'une âme dans une autre ou je ne sais quoi. C'est simplement un moyen de tromper nos solitudes.
Toutes les citations de Alice Zeniter →

Dans la même œuvre

Elle pensait que chaque être et chaque action étaient une note de violon dans la grande symphonie de l'existence.
Imre acheta sa première bouteille de palinka à l'abricot le 7 juin 2000. Il pensa aux jours de crise du grand-père. A sa promesse d'enfant de ne jamais boire. Il la vida dans la nuit et fut malade.
Et Pal comprit que si l'année 1856 avait été si longue et si terrible, c'était parce qu'elle avait duré jusqu'en 1961.
J'ai l'impression que je pourrais pleurer toujours. Quand j'essaie de repenser à ma vie, je suis incapable de déterminer si j'étais heureux ou malheureux. Tout ce que je vois c'est que les années ont passé et que les années passées sont des années mortes. Ça me donne envie de pleurer, cette mort partout dès que je veux me souvenir de quelque chose.
Est-ce que la vie pouvait n'être que ça ? Cette succession d'espoirs et de dépressions, l'un faisant toujours oublier l'autre, malgré les années et le peu de sagesse qu'on pouvait en tirer ? Est-ce que c'était possible qu'il n'y ait pas plus ? Il aurait voulu savoir si elle se posait les mêmes questions que lui. Est-ce qu'elle se rendait compte que la vie était bien plus vide qu'elle n'aurait dû l'être ?