Le fait de voir quelqu'un en train de lire suscite en mon esprit une curieuse métonymie où l'identité du lecteur prend la couleur du livre et celle du cadre dans lequel il est lu.
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Dans la lumière nous lisons, dans l'obscurité nous parlons.
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À lire aussi de Alberto Manguel
Une autre des subversions de Borges, c'est l'idée que chaque livre, quel qu'il soit, contient la promesse de tous les autres, à la fois mécaniquement et intellectuellement.
Lire au lit ferme et ouvre à la fois le monde autour de nous.
Je ne me sens pas coupable vis-à-vis des livres que je n'ai pas lus et ne lirai peut-être jamais je sais que mes livres ont une patience illimitée. Ils m'attendront jusqu'à la fin de mes jours.
Chaque livre est engendré par de longues successions d'autres livres dont sans doute on ne verra jamais les couvertures ni ne connaîtra jamais les auteurs, mais dont on entend l'écho dans celui qu'on tient à la main.
Dans la même œuvre
Tout lecteur est soit un voyageur qui fait une pause ou quelqu'un qui rentre chez lui.
Je ne me sens pas coupable vis-à-vis des livres que je n'ai pas lus et ne lirai peut-être jamais je sais que mes livres ont une patience illimitée. Ils m'attendront jusqu'à la fin de mes jours.