... à lire des livres de médecine, on se persuade toujours d'éprouver les douleurs dont ils parlent.
❧
Dans chaque crime commis pour la possession d'un objet, la nature de l'objet devrait nous fournir une idée, aussi pâle fût-elle, de la nature de l'assassin.
◆
À lire aussi de Umberto Eco
Je me demande à présent si ce que j'éprouvais était l'amour d'amitié, où le semblable aime le semblable et ne veut que le bien d'autrui, ou l'amour de concupiscence, où l'on veut son propre bien et l'incomplet ne veut que ce qui le complète.
Devant un livre, nous ne devons pas nous demander ce qu'il dit mais ce qu'il veut dire.
La bêtise, c'est une question de cocktail : le bon Dieu n'avait pas beaucoup de temps pour faire son monde, la distribution fut incertaine et inégale. Le prix à payer pour avoir Einstein d'un côté, c'est d'avoir un imbécile de l'autre côté !
Si Dieu existait, il serait une bibliothèque.
Dans la même œuvre
Laisse parler ton coeur, interroge les visages, n'écoute pas les langues.
Ne bâtis pas un château de soupçons sur un mot.
Le savoir n'est pas comme la monnaie, qui reste physiquement intacte même à travers les plus infâmes échanges : il est plutôt comme un habit superbe qui se râpe à l'usage et par l'ostentation.
Dieu connaît le monde, parce qu'il l'a conçu dans son esprit, comme de l'extérieur, avant qu'il fut créé, alors que nous, nous n'en connaissons pas la règle, car nous vivons à l'intérieur du monde, l'ayant trouvé déjà fait.
Des fragments de la croix, j'en ai vu quantité d'autres, dans d'autres églises. S'ils étaient tous authentiques, Notre Seigneur n'eût pas été supplicié sur deux planches croisées, mais sur une forêt entière.