D'un système d'interdits on peut comprendre ce que les gens font d'habitude, dit Belbo, et on peut en tirer des ébauches de vie quotidienne.

À lire aussi de Umberto Eco

Le but ce n'est pas de voir à tout prix ou de lire à tout prix, mais de savoir que faire de cette activité et comment en tirer une nourriture substantielle et durable.
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession, une même image archétypale à jamais fixée dans son cerveau, son coeur ou ses entrailles...
Si j'aime une femme, que je l'indique immédiatement, ce seront des vers de mirliton. Les plus beaux poèmes d'amour sont la plupart du temps rédigés après que l'amour est fini. Il faut filtrer, longuement.
J'appartiens à une génération perdue, et je me retrouve seulement quand j'assiste en compagnie à la solitude de mes semblables.
La beauté n'a qu'un type, la laideur en a mille. Le sublime accolé au sublime peine à faire contraste, et il faut faire une pause pour tout, même pour la beauté. La salamandre fait ressortir l'ondine ; le gnome rend plus beau l'éphèbe.
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Dans la même œuvre

C'est alors que je vis le Pendule. La sphère, mobile à l'extrémité d'un long fil fixé à la voûte du choeur, décrivait ses amples oscillations avec une isochrone majesté.
Vous savez qu'on peut être hanté par le remords toute sa vie, non pas pour avoir choisi l'erreur, dont au moins on peut se repentir, mais pour s'être trouvé dans l'impossibilité de se prouver à soi-même qu'on n'aurait pas choisi l'erreur.
Au lieu de faire dévier les prolétaires, mieux vaut prolétariser les déviants, et c'est plus facile,
Diotallevi se trouvait sur le seuil de sa pièce, et il faisait montre d'indulgence. L'indulgence de Diotallevi était toujours offensante, mais Belbo paraissait l'accepter, et précisément avec indulgence.
Il y a quatre types idéals : le crétin, l'imbécile, le stupide et le fou. Le normal, c'est le mélange équilibré des quatre.