C'est dans les temps d'infortune que les rois sont forcés de préférer le mérite à la faveur.
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Dès que la vertu obscurcie recommence à briller au milieu d'une nation vaincue, elle se relève de ses ruines; son exemple crée des héros, opère des prodiges.
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À lire aussi de Louis Philippe, comte de Ségur
L'histoire renferme l'expérience du monde et la raison des siècles: c'est un maître impartial dont nous ne pouvons réfuter les raisonnements, appuyés sur des faits; il nous montre le passé pour nous annoncer l'avenir; c'est le miroir de la vérité.
Un Caton de vingt ans, un Adonis de cinquante ans, sont également ridicules.
Devant le tribunal de l'histoire les conquérants descendent de leurs chars de triomphe; les tyrans n'effraient plus par leurs satellites; les princes nous apparaissent sans leur cortège, et dépouillés de la fausse grandeur que leur prêtait la flatterie.
Un peuple qui se prosterne, même devant un bienfaiteur, ne pourra plus se relever contre un tyran.
Dans la même œuvre
Les deux seuls malheurs véritables sont la perte de l'objet qu'on aime le plus et la perte du repos de sa conscience: le ciel a chargé le temps d'adoucir l'une, et le repentir de réparer l'autre.
Dans l'extrême danger, l'extrême audace est sagesse.
Dans les extrêmes périls, il n'y a souvent de remède qu'une extrême audace.
L'adversité, qui abat les coeurs faibles, grandit les âmes fortes.
L'adversité élève les caractères qu'elle ne dégrade pas.