Comprendre, ce n'est pas tout comprendre, c'est aussi reconnaître qu'il y a de l'incompréhensible.

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Il faut passer de la conquête si dure de certitudes à la connivence encore plus dure avec l'incertitude.
L'histoire innove, dérive, titube. Elle change de rail, se déroute: le contre-courant suscité par un courant se mêle au courant, et, le déroutant, devient courant.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage. On engage la personne aimée, on engage aussi ceux qui nous aiment sans qu'on les aime, et ceux qui l'aiment sans qu'elle les aime.
Il faut accepter la consummation, la poésie, la dépense, le gaspillage, une part de folie dans la vie... et c'est peut-être cela, la sagesse.
N'oublions pas que cette bouche parle, et ce qu'il y a de très beau, c'est que les paroles d'amour sont suivies de silences d'amour. Notre visage permet donc de cristalliser en lui toutes les composantes de l'amour.
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La politique est le plus difficile des arts.
A force de sacrifier l'essentiel pour l'urgence, on finit par oublier l'urgence de l'essentiel.
L'éthique de liberté pour autrui se résumerait à la parole de von Foerster : «Agis en sorte qu'autrui puisse augmenter le nombre de choix possibles.»