J'archive des heures qui passent. Tenir un journal féconde l'existence.
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Comment peut-on préférer mettre les oiseaux dans la mire d'un fusil plutôt que dans le verre d'une jumelle ?
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À lire aussi de Sylvain Tesson
Les champs sont tristes car les paysans ne rendront rien de ce qu'ils ont fauché.
La neige: les éclats brisés du silence céleste.
Les statues ont besoin de piedestaux parce qu'elles souffrent d'un complexe d'infériorité.
Malgré le froid, lorsque la pluie frappe au carreau, personne ne va ouvrir.
Dans la même œuvre
Trop de facilité recouvre l'âme de suie.
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures?
En ville, chaque acte se déroule au détriment de mille autres. La forêt resserre ce que la ville disperse.
S'installer dans le réduit d'une hutte sibérienne, c'est gagner la bataille contre l'ensevelissement des objets.
Un bois n'a jamais refusé l'asile. Les princes, eux, envoyaient leurs bûcherons pour abattre les bois. Pour administrer un pays, la règle est de le défricher. Dans un royaume en ordre, la forêt est le dernier bastion de liberté à tomber.