Comment j'aime Vincent : prêt à m'ouvrir la poitrine pour déposer mon coeur à ses pieds.

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Les efforts étaient la pire des chose à infliger à des amis, j'étais comme j'étais et on en avait pris son parti puisqu'on m'aimait bien comme ça.
Pendant ces quelques jours, dans ce vide, dans ce temps passé à ne rien faire, sans écrire, sans rien, je croyais qu'il avait volé mon âme, mais il était devenu mon inspiration.
Il est étrange de fêter la bonne année à quelqu'un dont on sait qu'il risque de ne pas la passer entièrement, il n'y a guère de situation plus limite que celle-ci.
Mais moi je planais complètement : je savais déjà que chaque année des dizaines de gens curieux, des amoureux, des jeunes filles, des exégètes tarabiscotés et pointilleux feraient le pèlerinage sur l'île d'Elbe pour se recueillir sur ma tombe vide.
La poussée amoureuse correspond toujours à une poussée d'écriture, ou de parole (j'ai envie de parler de lui, de l'évoquer, ça me brûle), je ne sais pas laquelle provoque l'autre.
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