La misère est une faucheuse: elle moissonne en nous tout ce que nous avons d'aptitude au commerce de l'autre et nous laisse vides, lavés de sentiments, pour pouvoir endurer toute la noirceur du présent.
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Comment décide-t-on de la valeur d'une vie? Ce qui importe, ce n'est pas de mourir, c'est ce qu'on fait au moment où on meurt. Que faisais-je au moment de mourir? J'avais rencontré l'autre et j'étais prête à aimer.
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C'est peut-être ça la vie : beaucoup de désespoir mais aussi quelques moments de beauté où le temps n'est plus le même.
Est-ce que ça veut dire que c'est comme ça qu'il faut mener sa vie? Toujours en équilibre entre la beauté et la mort, le mouvement et sa disparition?
Lorsque la maladie entre dans un foyer, elle ne s'empare par seulement d'un corps mais tisse entre les coeurs une sombre toile où s'ensevelit l'espoir.
Le futur, ça sert à ça: à construire le présent avec des vrais projets de vivants.
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Nous parlons d'amour, de bien et de mal ... et nous accrochons à ces icônes respectables comme la tique assoiffée à son gros chien tout chaud.
Les hommes vivent dans un monde où ce sont les mots et non les actes qui ont du pouvoir, où la compétence ultime, c'est la maîtrise du langage.
La Civilisation, c'est la violence maîtrisée, la victoire toujours inachevée sur l'agressivité du primate.
Les gens croient poursuivre les étoiles et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal.
Les psys sont des comiques qui croient que la métaphore, c'est un truc de grand sage.