Collectivement, la mort n'existe pas. Plus il y en a, moins ça compte. Trop de morts, c'est comme l'ailleurs. C'est trop loin. Ca n'a pas de réalité. N'a de réalité que la mort individuelle.

À lire aussi de Jean-Claude Izzo

C'est quand le ciel te tombe sur la tête, que tu découvres l'horreur. Que l'horreur existe dans le monde. Parce que tu bascules dans une autre vie, et que tu rencontres des gens dont t'imaginais même pas l'existence, ni la douleur.
Marseille est ville de lumière. Et de vent. Ce fameux mistral qui s'engouffre dans le haut de ses ruelles et balaie tout jusqu'à la mer.
Nous vieillissons tous, par nos indifférences, nos démissions, nos lâchetés. Et par désespoir de savoir tout cela.
La vie, c'est comme la vérité. On prend ce qu'on y trouve. On trouve souvent ce qu'on a donné.
Ce qu'on a sur le coeur, parfois ça s'entend mieux que ce qu'on dit avec la langue.
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Dans la même œuvre

Je cuisinais quelques restes. Des palourdes en sauce, comme une fricassée, quoi.
La vie, c'est comme la vérité. On prend ce qu'on y trouve. On trouve souvent ce qu'on a donné.
Je n'ai jamais cru que les hommes soient bons. Seulement qu'ils meritent d'être égaux.
Nous vieillissons tous, par nos indifférences, nos démissions, nos lâchetés. Et par désespoir de savoir tout cela.
Marseille, qu'on y soit né ou qu'on y débarque un jour, dans cette ville, on a vite des semelles de plomb. Les voyages, on les prefere dans le regard de l'autre.