Chaque homme n'est pas lui-même seulement. Il est aussi le point unique, particulier, toujours important, en lequel la vie de l'univers se condense d'une façon spéciale, qui ne se répète jamais.

À lire aussi de Hermann Hesse

La vie n'obéit pas à une chaine de raisons claires et distinctes, comme c'est le cas pour la pensée.
Il n'y a pas, a-t-il dit un jour, de vie noble et supérieure, si l'on ne sait pas qu'il existe des diables et des démons et si on ne les combat pas constamment.
Qu'est-ce que la beauté, qu'est-ce que l'harmonie pour celui qui est condamné à mort et qui court entre des murs qui s'écroulent, cherchant sa vie?
Chacun donne ce qu'il a. Le guerrier donne sa force, le marchand sa marchandise, le maître sa doctrine, le paysan son riz, le pêcheur ses poissons.
L'art n'était rien d'autre que la contemplation du monde pénétré par la grâce, éclairé du dedans. Révéler la présence de Dieu derrière chaque objet, telle était la fonction de l'art.
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Dans la même œuvre

Les trop sages discours n'ont aucune sorte de valeur, aucune. En discourant ainsi, l'on ne parvient qu'à s'éloigner de soi-même. Or, s'éloigner de soi-même est un péché. L'on doit pouvoir se retirer en soi, comme une tortue dans sa carapace.
Il est des choses que chaque honnête homme accomplit quotidiennement et qui leur sont défendues, et, par contre, d'autres leur sont permises qui sont défendues à la plupart des hommes. Chacun doit répondre de soi-même.
Rien ne coûte plus à l'homme que de suivre le chemin qui mène à lui-même.
L'amour ne doit pas prier, dit-elle, mais il ne doit pas exiger non plus. L'amour doit être assez puissant pour devenir une certitude. Alors, au lieu d'être attiré, il attire.
Chacun doit trouver son rêve. Alors son chemin devient facile. Mais il n'est point de rêve éternel. A chacun de nos rêves en succède un autre, et l'on ne doit s'attacher à aucun d'eux.