Ceux qui nous gouvernent n'ont pas besoin d'un fouet. Nous avons peur de perdre nos petits plaisirs et, du coup, nous sommes prêts à obéir à n'importe quel salaud.

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Le bonheur n'a pour échelle de mesure, que notre propre existence, riche ou déshéritée.
A cet âge, la vie paraissant infinie, j'aurais donné la moitié de ce qui me restait à vivre pour avoir la certitude, exprimée par un mot doux, d'être aimé.
Je devinais que la vérité ne se trouvait ni parmi eux dans le camp opposé, chez les contestataires. Elle m'apparaissait simple et lumineuse comme cette journée de février, sous les arbres alourdis de neige. La beauté humble du visage féminin aux paupières baissées rendait dérisoires les tribunes, et leurs occupants, et la prétention des hommes de prophétiser au nom de l'Histoire. La vérité était dite par le silence de cette femme, par sa solitude, par son amour si simple que même un enfant inconnu qui descendait les marches en fut ébloui pour toujours.
La plupart des opposants avaient, à cette époque, déjà émigré en Amérique, d'où ils pouvaient méditer sur l'imprévisible caractère de leur pays en citant cet ancien adage : Les Russes n'atteignent jamais leurs buts car ils les dépassent toujours.
Notre erreur fatale est de chercher des paradis pérennes. Des plaisirs qui ne s'usent pas, des attachements persistants.
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