Les trop vites résignés ont des mentalités de déserteurs : ils ont peur de la ligne de feu. On accepte si facilement la lâcheté des autres que pour excuser celle que l'on a.
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C'est toujours le même remords que l'on traîne toute sa vie qui s'empare de la conscience à la moindre occasion et lui gâte son plaisir. C'est une maladie sournoise qui laisse des répits trompeurs, mais qui ne quitte jamais l'organisme.
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À lire aussi de Hubert Aquin
Il y a en moi un empire de résignation lucide que ne franchissent aucune peine, aucune joie me venant du monde.
L'exil correspond à un distancement schizoïde de la réalité. Choisir l'exil, c'est briser un lien relativement intolérable avec des gens, soi, le réel.
La passion est, dans toute la force du mot, une excentricité.
La désocialisation limite est le suicide : en réciproque, le suicide est latent dans tout processus de désocialisation.
Dans la même œuvre
Il y a en moi un empire de résignation lucide que ne franchissent aucune peine, aucune joie me venant du monde.
L'esprit anéantit son propre lyrisme.
Les trop vites résignés ont des mentalités de déserteurs : ils ont peur de la ligne de feu. On accepte si facilement la lâcheté des autres que pour excuser celle que l'on a.
Le propre de l'art est de surprendre l'homme en flagrant délit ; même celui qui s'attend à tout, garde toujours un secret effroyable ou grandiose.
Les tragédies soutenues sont un luxe, leur épanouissement tient à une certaine disponibilité dans l'existence.