Toutes les grandes oeuvres (et justement parce qu'elles sont grandes) contiennent une part d'inaccompli.
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C'est toujours ce qui se passe dans la vie: on s'imagine jouer son rôle dans une certaine pièce, et l'on ne soupçonne pas qu'on vous a discrètement changé les décors, si bien que l'on doit, sans s'en douter, se produire dans un autre spectacle.
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À lire aussi de Milan Kundera
Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux.
L'homme ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car il n'a qu'une vie et il ne peut la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures.
Le fleuve coule de siècle en siècle et les histoires des hommes ont lieu sur la rive. Elles ont lieu pour être oubliées demain et que le fleuve n'en finisse pas de couler.
L'homme est tenu de savoir. L'homme est responsable de son ignorance. L'ignorance est une faute...
Dans la même œuvre
Toute la valeur de l'être humain tient à cette faculté de surpasser, d'être en dehors de soi, d'être en autrui et pour autrui.
Si l'on n'était responsable que des choses dont on a conscience, les imbéciles seraient d'avance absous de toute faute.
Une joie sur laquelle pèse l'obligation de remplacer d'autres joies est bien sûr une joie usée.
Il savait que la joie que donnent les enfants ne peut remplacer d'autres joies, et qu'une joie sur laquelle pèse l'obligation de remplacer d'autres joies est bien vite une joie usée.
Il me fallut encore un moment pour comprendre que mon histoire (malgré le silence glacial qui m'entourait) n'est pas du genre tragique, mais plutôt comique. Ce qui m'apporta une sorte de consolation.