C'est peut-être mieux, commenta Jock après un temps, de mourir avant les déceptions. Ce n'est pas comme si la vie tenait ses promesses.

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Il reprend le récit de sa vie là où il l'avait laissé la dernière fois, comme si c'était un livre dont il avait marqué la page et qu'il avait glissé sous la table basse jusqu'à ce qu'elle revienne et qu'il puisse l'ouvrir, sans effort, au bon endroit.
Dans certaines parties de la Kabylie, il existe une croyance que l’on appelle « l’enfant endormi ». Elle explique pourquoi une femme peut donner naissance alors que son mari est absent depuis des années : c’est que l’enfant a été conçu par le mari puis s’est assoupi dans le ventre pour n’en sortir que bien plus tard.
Il voulait que l'amour le fasse sortir de lui-même, qu'il soit une sorte d'épiphanie perpétuée, un arrachement, une mue.
Si on écoute les femmes, le monde est rempli de djinns qui se glissent partout. Comme si les démons n'avaient pas mieux à faire... C'est rare, en réalité, très rare, qu'il y ait des rencontres entre eux et nous. Souvent, on vient me chercher et il n'y a pas de démon. Il faudrait juste prendre de l'aspirine ou arrêter l'alcool ou je ne sais pas. Mais les gens sont trop déçus lorsque je leur dis. Ils veulent à tout prix avoir des démons.
Ce qu'on ne transmet pas, ça se perd, c'est tout.
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Ils se mouvaient sur la piste avec toute la gêne de ceux qui n'habitent pas leur corps.
La littérature est une forme de plaisir poussée à son raffinement le plus extrême par des écrivains que le rapport habituel au langage ne satisfait plus.
Ce qui fait tenir une maison, ce ne sont pas les pierres, la maçonnerie. C'est la présence humaine à l'intérieur.
Ils avaient réalisé que leur voyage n'avait pas de destination : ils étaient leur propre destination.
L'amour, ce n'est pas la fusion, la dissolution d'une âme dans une autre ou je ne sais quoi. C'est simplement un moyen de tromper nos solitudes. On demande à quelqu'un d'être le témoin de notre vie et on accepte en échange d'être témoin de la sienne. C'est comme les enfants qui font de la balançoire... La balançoire, c'est toujours plus drôle quand quelqu'un voit à quel point on monte haut. Peut-être même que ce n'est drôle que si quelqu'un nous regarde nous amuser. La vie, c'est pareil.