Ce ne sont pas les évènements qui troublent les hommes, mais les évaluations prononcées sur les choses: ainsi la mort n'est rien de terrible (car même à Socrate elle serait apparue terrible), mais l'évaluation prononcée sur la mort: qu'elle est terrible - voilà ce qui est terrible.Quand donc nous sommes entravés, ou troublés, ou affligés, n'en imputons jamais la faute à l'autre, mais à nous-même, c'est-à-dire à nos propres évaluations.

À lire aussi de Epictète

Personne ne te fera de mal, à moins que tu n'y consentes ; le mal ne viendra que lorsque tu jugeras qu'on te fait du mal.
N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites; décide de vouloir ce qui arrive et tu seras heureux.
Souviens-toi que si tu restes fidèle à tes principes, ceux qui se moquaient d'abord de toi, t'admireront plus tard; mais si tu es vaincu par leurs propos, tu te rendras doublement ridicule.
C'est la marque d'un petit esprit de s'en prendre à autrui lorsqu'il échoue dans ce qu'il a entrepris ; celui qui excerce sur soi un travail spirituel s'en prendra à soi-même ; celui qui achèvera ce travail ne s'en prendra ni à soi ni aux autres.
Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, ce sont les jugements qu'ils portent sur les choses.
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Dans la même œuvre

Qu'est-ce qui est à toi? L'usage des idées.
Applique-toi donc à ce que tu peux.
Nul ne peut te léser, si tu ne le veux point, car tu ne seras lésé que si tu juges qu'on te lèse.
... si ton voisin se salit, tu ne peux pas te frotter à lui sans nécessairement te salir, quelque propre que tu sois toi-même.
Si tu prends un rôle au-dessus de tes forces, non seulement tu y fais pauvre figure, mais celui que tu aurais pu remplir, tu le laisses de côté.