C'est la vie, la vie c'est du vent - \r\nQui nous souffle les rêves d'enfant.

À lire aussi de Marc Lavoine

Chez mon psy, où j'allais m'allonger quelques jours par semaine, je commençais toujours par : « Je suis ravi de vous voir, mais je n'ai rien à vous dire. En revanche, j'aime beaucoup vos chaussettes. » Et puis, je lui déballais mon linge sale.
Je suis piégé comme un naufragé - \r\nFaut marcher, ne jamais s'arrêter - \r\nJe suis coincé, comme un révolté - \r\nÀ marcher, jamais se retourner.
Le lotus est une fleur qui se reproduit à la vitesse d'un cheval au galop, mais en douce. D'abord une fleur, puis deux, puis quatre, puis huit, puis seize, trente-deux, soixante-quatre, etc. jusqu'à recouvrir toute la surface de l'eau comme un tapis flottant. Ces fleurs se replient le soir venu pour enfermer en elles tous vos souvenirs de la journée, elles vous invitent et vous envoûtent pour vous noyer à jamais dans l'antichambre des dieux, afin de les nourrir de vos coeurs attendris.
Certaines choses restent suspendues, comme des morceaux de temps dans une cachette.
Je grandissais et je devais faire semblant avec ceux que j'aimais le plus au monde, mon père que je devais protéger de mon regard pour qu'il ne se sente pas trop coupable, pour ne pas lui renvoyer le reflet de ma déception ou de ma détresse, et ma mère que je devais convaincre de ne pas s'enfermer dans sa solitude, dans ce châle de tristesse qui parfois la recouvrait comme le linceul des amours perdues.
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Dans la même œuvre

Tous les matins, c'est le même numéro - \r\nTrouver l'amour, chercher les mots.
Je suis piégé comme un naufragé - \r\nFaut marcher, ne jamais s'arrêter - \r\nJe suis coincé, comme un révolté - \r\nÀ marcher, jamais se retourner.