On a dit que j'avais envoyé des articles qui m'étaient favorables aux Académiciens pour être élu. J'espère que personne ne l'a cru. J'aurais vraiment été un imbécile et je les aurais pris pour des imbéciles !
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C'est important d'être humainement proche des gens pour lesquels vous écrivez.
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À lire aussi de Jean-Loup Dabadie
Je veux jouer encore... - \r\nJe veux rire des montagnes de rires, - \r\nJe veux pleurer des torrents de larmes, - \r\nJe veux boire des bateaux entiers de vin - \r\nDe Bordeaux et d'Italie - \r\nEt danser, crier, voler, nager dans tous Les océans - \r\nJ'ai pas fini, j'ai pas fini - \r\nJe veux chanter - \r\nJe veux parler jusqu'à la fin de ma voix... - \r\nJe l'aime tant le temps qui reste...
Je travaille un peu partout, j'aime beaucoup les endroits où il y a du passage, les aéroports, les gares, car il y a une innocence du temps qui passe. On se dit “je suis en voyage”, on verra après, et c'est justement dans ces moments-là que l'inspiration vient plus facilement.
Je l'aime tant, le temps qui reste... - \r\nJe veux rire, courir, parler, pleurer, - \r\nEt voir, et croire - \r\nEt boire, danser, - \r\nCrier, manger, nager, bondir, désobéir - \r\nJ'ai pas fini, j'ai pas fini - \r\nVoler, chanter, partir, repartir - \r\nSouffrir, aimer - \r\nJe l'aime tant le temps qui reste - \r\nJe ne sais plus où je suis né, ni quand - \r\nJe sais qu'il n'y a pas longtemps... - \r\nEt que mon pays c'est la vie.
Ne m'appelez pas maître. Si les personnes que j'aime et qui m'aiment commencent à ne plus m'appeler Jean-Loup, là, il y aura une fêlure.
Dans la même œuvre
Je ne suis un spécialiste de rien. J'ai écrit des chansons, des sketchs et des scénarios, au gré des hasards de la vie et de mes rencontres. Quand j'ai fini d'écrire un film, je suis content de m'exercer dans une autre discipline, de prendre un ticket pour un autre voyage.
Quand j'ai fini d'écrire un film, je suis content de m'exercer dans une autre discipline, de prendre un ticket pour un autre voyage.
Je ne suis un spécialiste de rien. J'ai écrit des chansons, des sketchs et des scénarios, au gré des hasards de la vie et de mes rencontres.
J'en profite pour faire l'anti-publicité de mes deux romans. Si vous tombez dessus chez un bouquiniste, ne les achetez pas, ce n'est pas qu'ils soient mauvais mais ils sont pleins de minauderies, d'affèteries, alors que le devoir d'un écrivain est au contraire d'épurer, d'arriver à la plus grande simplicité possible. Comme disent les architectes : moins, c'est plus.
Je sais qu'il existe des écoles de scénaristes mais j'ai du mal à comprendre leur intérêt. On n'apprend pas l'imagination. Faire un dialogue, faire s'entrechoquer les sentiments, résonner les silences, ça ne s'apprend pas. On cherche soi-même, on regarde les oeuvres des autres. On apprend quelquefois dans d'autres domaines que celui où on essaie d'exercer sa peine. Par exemple en regardant un tableau ou une photo d'un enfant dans la rue, on peut trouver une émotion que, nolens volens, on traduit plus tard dans une chanson ou dans une scène au cinéma ou au théâtre.