La lecture est une victoire de l'ennui sur l'amour-propre.
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Bien souvent un livre est tel qu'on voudrait que quelqu'un, qui fût vous-même, car on ne peut s'en reposer que sur soi, en eût marqué les passages intéressants et signalé particulièrement les pages d'une incontestable inutilité.
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À lire aussi de Emile Faguet
La lecture est ainsi faite de ce que nous savons, de ce que nous apprenons et de ce que nous n'apprenons que parce que nous le savions déjà et de ce que nous savons mieux maintenant parce que nous venons de le rapprendre.
On ne connaît sans doute quelqu'un que quand on sait ce qu'il est et aussi ce qu'il pouvait être.
Rien ne révèle la débilité et ne l'entretient comme la moquerie.
Quelles qu'aient pu être les fautes politiques de cette illustre femme, il lui a été sans doute beaucoup pardonné, parce qu'elle a beaucoup aimé Dieu, les enfants et Athalie.
Dans la même œuvre
Un livre peut nous irriter par son bavardage, et en même temps nous empêcher de le fermer, parce qu'il est intéressant et qu'entre deux bavardages on peut s'attendre à quelque chose de très fin qu'il serait fâcheux d'avoir perdu.
En latin legere signifie lire et signifie cueillir. Cette langue latine est charmante.