Avec elle seule je n'étais pas seul. Maintenant je suis seul avec tous.

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Quand les gens posent pour une photographie, ils sourient, ils sont bons, leur âme est endimanchée. C'est agréable de les regarder, on a le meilleur d'eux.
Se faire aimer est si facile, si déshonorant. Toujours la même vieille stratégie et les mêmes misérables causes, la viande et le social.
Il fallait tout de même nourrir la conversation puisqu'on était des mammifères amoureux à langage articulé.
L'amour du prochain réclame des poètes qui savent donner leur unique manteau.
Chacun de nous a ainsi sa petite monture sociale qu'il chevauche dès qu'il peut, sa petite couronne rédemptrice qu'il sort le plus vite possible.
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Dans la même œuvre

Amour de ma mère, à nul autre pareil.
J'attends que ma mère, sous la lune qui est son message, apparaisse peut-être. Mais seuls les souvenirs arrivent. Les souvenirs, cette terrible vie qui n'est pas de la vie et qui fait mal.
Dans la glace je me regarde et, si âgé que je sois, je considère l'enfant de ma mère, l'enfant que je suis en secret, l'enfant que je serai toujours.
Je veux être le petit garçon de Maman, un petit garçon très gentil qui, lorsqu'il est malade, aime tenir le bas de la jupe de Maman assise auprès du lit. Lorsque je tiens le bas de sa jupe, personne ne peut rien contre moi.
Louange à vous, mères de tous les pays, louange à vous en votre soeur ma mère, en la majesté de ma mère morte. Mères de toute la terre, Nos Dames les mères, je vous salue, vieilles chéries.