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Voltaire

Ci-gît Voltaire - de l'Académie française. - Il a franchi le seuil - Et n'a quitté son fauteuil - Que pour le Père-Lachaise.
Alors qu'il venait se surprendre sa vieille maîtresse le trompant avec un adolescent, le sieur de Ferney, Voltaire s'exclama: «Oh! jeune homme, et vous n'étiez même pas obligé!»
Les bavards sont les plus discrets des hommes; ils parlent pour ne rien dire.
Avez-vous demandé à un crapaud ce qu'est pour lui la beauté?
Ah! S'il nous faut des fables, que ces fables soient au moins l'emblème de la vérité!
Guerre : « Le merveilleux de cette entreprise infernale, c'est que chaque chef des meurtriers fait bénir ses drapeaux et invoque dieu solennellement avant d'aller exterminer son prochain »
Tous les raisonnements des hommes ne valent pas un sentiment de femme.
C'est n'être bon à rien que n'être bon qu'à soi.
L'oreille est le chemin du coeur.
Courtes lettres et longues amitiés, tel est ma devise.
Le vrai philosophe n'attend rien des hommes, et leur fait tout le bien dont il est capable.
C'est peu d'être modeste, il faut avoir encore de quoi pouvoir ne pas l'être.
Il n'y pas de plus grand plaisir que de revoir un vieil ami, à part peut-être de s'en faire un nouveau.
L'amour est une étoffe tissée par la nature et brodée par l'imagination.
L'amour propre est un ballon gonflé de vent dont il sort des tempêtes quand on y fait une piqure.
Le mariage est la seule aventure ouverte aux lâches.
Le travail n'est pas fait pour l'homme et la preuve, c'est que ça le fatigue.
Toutes les fois qu'une proposition est inconcevable, il ne la faut pas nier à cette marque, mais examiner le contraire; et si on le trouve manifestement faux, on peut affirmer le contraire, tout incompréhensible qu'il est.
Quand il s'agit d'argent, tout le monde est de la même religion.
Un lion mort ne vaut pas un moucheron qui respire.
En Angleterre, il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres.
Pas si bêtes, les bêtes!
Le fanatisme, peste des âmes.
Le peuple ressemble à des boeufs, à qui il faut un aiguillon, un joug et du foin.
Il ne se servent de la pensée que pour autoriser leurs injustices et n'emploient les paroles que pour déguiser leurs pensées.

Œuvres de Voltaire

A propos du café.A un perruquier-auteur.Adieux à la vie (1778)Alzire, ou Les américains (1736)Alzire, ou Les américains (1736), I, 1, AlvarezAlzire, ou Les américains (1736), I, 1, GusmanAlzire, ou Les américains (1736), I, 4Alzire, ou Les américains (1736), II, 1, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), II, 6, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), III, 5Alzire, ou Les américains (1736), V, 2Alzire, ou Les américains (1736), V, 7, GusmanAmabedAnnales de l'empire depuis Charlemagne (1753), Ferdinand III, 47e empereurApocrypheAprès l'éxécution de l'amiral britanique John Byng en 1757.Artémire (1720), IV, 3, CassandreAu duc de Rohan.Au sujet de Mandrin.Brutus (1730)