Auteur

Vincent Van Gogh

Je mange toujours de la nature. J'exagère, je change parfois au motif ; mais enfin je n'invente pas le tout du tableau, je le trouve au contraire tout fait, mais à démêler dans la nature.
Ayez plus d'espérance que de souvenirs ; ce qu'il y a eu de sérieux et de béni dans votre vie passée n'est pas perdu ; ne vous en occupez donc plus, vous le retrouverez ailleurs, mais avancez.
Est-ce qu'on doit, est-ce qu'on peut tenir compte de tout cela quand on aime ? Non - foin de tous calculs - j'aime parce que j'aime.
Je trouve également belle la maxime de Gavarni : Il s'agit de saisir ce qui ne passe pas dans ce qui passe.
Pas plus que les girouettes ne modifient en quoi que ce soit la direction du vent, les opinions humaines ne changent rien à certaines vérités fondamentales.
Les principes ne sont bons que lorsqu'ils engendrent des actes ; je trouve bon de réfléchir et de se montrer consciencieux, parce que cela accroît l'activité d'un homme et fait un tout de ses divers actes.
N'oublions pas que les petites émotions sont les grands capitaines de nos vies et qu'à celles-ci nous obéissons sans le savoir.
Que la tempête se lève, que la nuit tombe ; qu'est-ce qui est le plus redoutable, le danger ou la peur du danger ? Je préfère la réalité, le danger même.
Quand on se révèle capable en une chose et l'on comprend bien une question, on peut être sûr d'en comprendre beaucoup d'autres.
Qui n'a pas appris à dire elle et aucune autre sait-il ce que c'est que l'amour ?
Pour moi, la vie peut bien demeurer solitaire. De ceux à qui j'ai été le plus attaché, je n'ai rien saisi de plus que des images dans un miroir.
Je suis attaché à la terre par des liens plus que terrestres.
Trouve beau tout ce que tu peux, la plupart ne trouvent pas suffisamment beau.
La Méditerranée a une couleur comme les maquereaux, c'est-à-dire changeante, on ne sait pas toujours si c'est vert ou violet, on ne sait pas toujours si c'est bleu, car la seconde après le reflet changeant a pris une teinte de rose ou grise...
La réussite est parfois le résultat de toute une série d'échecs.
Réflexion faite, je ne dis pas que mon travail soit bien, mais c'est ce que je peux faire de moins mauvais. Tout le reste, relations avec les gens, est très secondaire, parce que je n'ai pas de talent pour ça. A cela je n'y peux rien.
Je pense à ce que dit Millet : Je ne veux point supprimer la souffrance, car souvent c'est elle qui fait s'exprimer le plus énergiquement les artistes.
Je ne me sens nulle part aussi étranger que dans ma famille et dans mon pays.
C'est Richepin qui a dit quelque part : L'amour de l'art fait perdre l'amour vrai. Je trouve cela terriblement juste, mais à l'encontre de cela, l'amour vrai dégoûte de l'art.
Encore une fois je me laisse aller à faire des étoiles trop grandes.
J'éprouve une passion irrésistible pour les livres et un besoin constant de cultiver mon esprit, d'étudier, qui m'est aussi vital que le pain.
Si je m'arrêtais d'agir, d'étudier, de chercher, alors, malheur à moi, je serais perdu.
C'est ainsi que je vois les choses, avancer, avancer toujours, quoi qu'il advienne.
Ce n'est pas à Paris, ce n'est pas en Amérique qu'il faut chercher, tout est éternellement pareil. Change, en effet, mais c'est dans la bruyère qu'il faut chercher.
Il est bon d'aimer autant que l'on peut, car c'est là que gît la vraie force, et celui qui aime beaucoup accomplit de grandes choses et en est capable, et ce qui se fait par amour est bien fait.

Œuvres de Vincent Van Gogh

CorrespondanceLettre à Emile Bernard, octobre 1888Lettre à Emile Bernard, septembre 1888Lettre, à Emile Bernard, 26 novembre 1889.Lettre, à Théo et à Jo, 21 mai 1890.Lettre, à sa mère, 12 juin 1890.Lettres de Vincent à son frère ThéoLettres de Vincent à son frère Théo (1872-1890)Lettres de Vincent à son frère Théo (1872-1890), 18 septembre 1888Lettres de Vincent à son frère Théo (1872-1890), 24 mars 1889Lettres de Vincent à son frère Théo (1872-1890), 3 avril 1878Lettres de Vincent à son frère Théo (1872-1890), Arles, août 1888Lettres de Vincent à son frère Théo (1872-1890), avril 1882Lettres de Vincent à son frère Théo (1872-1890), juin-juillet 1888Lettres de Vincent à son frère Théo (1872-1890), octobre 1888Lettres de Vincent à son frère Théo (1872-1890), septembre-novembre 1883Portraits de RembrandtRapporté par sa soeur Elisabeth.