Ils disent qu'aimer, c'est l'aveuglement du coeur ; moi je dis que ne pas aimer, c'en est la cécité.
L'amour fait dans l'intérieur d'une âme une lumière tremblante et sombre.
Il y a certes bien des absurdités dans ces innombrables prières jetées, tous les matins et tous les soirs, dans la boîte aux lettres de l'infini.
Vous êtes mon lion, superbe et généreux ! Je vous aime.
Mon coeur, dans l'ombre amoureuse - Où l'enivre deux beaux yeux, - Pourvu que tu sois heureuse, - Sera joyeux.
J'atteignais l'âge austère où l'on est fort en thème, - Où l'on cherche, enivré d'on ne sait quel parfum, - Afin de pouvoir dire éperdument Je t'aime ! - Quelqu'un.
L'algèbre est dans l'astronomie, et l'astronomie touche à la poésie ; l'algèbre est dans la musique, et la musique louche à la poésie. L'esprit de l'homme a trois clefs qui ouvrent tout : le chiffre, la lettre, la note. Savoir, penser, rêver. Tout est là.
Il est temps que je me repose ; - Je suis terrassé par le sort. - Ne me parlez pas d'autre chose. - Que des ténèbres où l'on dort ! - Que veut-on que je recommence ?
Qu'une société s'abîme au vent qui se déchaîne sur les hommes, cela s'est vu plus d'une fois ; l'histoire est pleine de naufrages de peuples et d'empires ; moeurs, lois, religions, un beau jour cet inconnu, l'ouragan, passe et emporte tout cela.
Le travail ne peut être une loi sans être un droit.
La croissance intellectuelle et morale n'est pas moins indispensable que l'amélioration matérielle. Savoir est un viatique ; penser est de première nécessité ; la vérité est nourriture comme le froment.
Une raison, à jeun de science et de sagesse, maigrit. Plaignons, à l'égal des estomacs, les esprits qui ne mangent pas. S'il y a quelque chose de plus poignant qu'un corps agonisant faute de pain, c'est une âme qui meurt de la faim de la lumière.
Tel mot est un sourire, et tel autre un regard ; - De quelque mot profond tout homme est le disciple ; - Toute force ici-bas a le mot pour multiple ; - Moulé sur le cerveau, vif ou lent, grave ou bref, - Le creux du crâne humain lui donne son relief.
La grimace était son visage. Ou plutôt toute sa personne était une grimace.
Quel champ de bataille que l'homme ! Nous sommes livrés à ces dieux, à ces monstres, à ces géants, nos pensées.
Le livre en ta pensée entre, il défait en elle - Les liens que l'erreur à la vérité mêle, - Car toute conscience est un noeud gordien. - Il est ton médecin, ton guide, ton gardien. - Ta haine, il la guérit ; ta démence, il te l'ôte.
Le livre est ta richesse à toi ! c'est le savoir, - Le droit, la vérité, la vertu, le devoir, - Le progrès, la raison dissipant tout délire.
Je sens profondément que tu es ma vraie épouse ; je ne pourrais vivre sans toi sur cette terre ni rayonner sans toi dans l'éternité !
Une femme qui a un amant est un ange. Une femme qui a deux amants est un monstre. Une femme qui a trois amants est une femme.
L'avenir appartient encore bien plus aux coeurs qu'aux esprits. Aimer, voilà la seule chose qui puisse occuper et remplir l'éternité. A l'infini, il faut l'inépuisable.
L'amour participe de l'âme même. Il est de même nature qu'elle. Comme elle il est étincelle divine, comme elle il est incorruptible, indivisible, impérissable.
La réduction de l'univers à un seul être, la dilatation d'un seul être jusqu'à Dieu, voilà l'amour.
Comme l'âme est triste quand elle est triste par l'amour !
Quel vide que l'absence de l'être qui à lui seul remplit le monde ! Oh ! comme il est vrai que l'être aimé devient Dieu. On comprendrait que Dieu en fût jaloux si le Père de tout n'avait pas évidemment fait la création pour l'âme, et l'âme pour l'amour.
De certaines pensées sont des prières. Il y a des moments où, quelle que soit l'attitude du corps, l'âme est à genoux.
Œuvres de Victor Hugo
A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849