Auteur

Tzvetan Todorov

Interpréter consiste toujours à mettre en équivalence deux textes... : celui de l'auteur, celui de l'interprète.
Choisir le dialogue, cela veut dire aussi éviter les deux extrêmes que sont le monologue et la guerre.
La vie est perdue contre la mort, mais la mémoire gagne dans son combat contre le néant.
Il est très rare que l'ethnie à laquelle appartient l'auteur racialiste ne se trouve pas au sommet de sa hiérarchie.
Comme la démocratie, le totalitarisme se réclame de la pensée rationnelle et de la science. La démocratie ne se confond ni avec le colonialisme ni avec le communisme, et pourtant tous trois sont souvent animés par un esprit messianique.
La connaissance de la littérature n'est pas une fin en soi, mais une des voies royales conduisant à l'accomplissement de chacun.
La représentation du réel doit se subordonner à l'illustration des idées, à la démonstration du dogme chrétien, et non être contemplée en elle-même et pour elle-même.
Le règne de l'égalité chez soi n'empêche pas d'être esclavagiste ou colonialiste à l'extérieur : telle est la logique du patriotisme.
La vraie morale, la vraie justice, la vraie vertu présupposent l'universalité, et donc l'égalité des droits.
Seuls les Etats totalitaires rendent obligatoire l'amour de la patrie.

Œuvres de Tzvetan Todorov

Eloge de l'individu : essai sur la peinture flamande de la Renaissance (2000)La Peur des barbares : au-delà du choc des civilisations (2008)La littérature en péril (2007)Les abus de la mémoire (2004)Les ennemis intimes de la démocratie (2012)Nous et les autres (1989)Symbolisme et Interprétation (1978)