Auteur

Roger Fournier

Ce n'est pas dans les bras des hommes que la femme se sent «objet», c'est devant le médecin.
Quand on ne donne pas, on reçoit mal...
Il est inutile de se battre pour une idée. Quand une idée est bonne, elle fait son chemin toute seule...
La jeunesse d'aujourd'hui se déshabille de ses complexes. C'est parfait, il faut être nu pour prendre ses mesures avec justesse.
Chaque matin est une naissance qu'il faut découvrir et aimer.
La vie ne va nulle part, la vie est un cauchemar de la matière.
C'est fou ce que ça peut faire comme impression, se sentir inutile au reste du monde. Ca vous écrase mais en même temps ça vous libère.
Le plaisir sans l'intelligence deviendrait facilement une chose vulgaire et limitée.
Surtout n'ayez pas peur. ... Je sais bien que la peur est le plus grand de tous les maux dont l'humanité est affligée. Sans la peur, il n'y aurait pas de guerres.
Ma voisine se tourna vers moi en riant, de sorte que je ne sus jamais si elle répondait gentiment à ma caresse ou si elle se réjouissait du triomphe de ma maîtresse. Les femmes ne perdent jamais une occasion de se montrer mystérieuses.
Si vous ne pouvez pas vous réconcilier avec la chaleur de votre sang, calez-vous la tête sous l'eau. Vous allez mourir. Le suicide aussi est un poème, en un certain sens. Il paraît même que c'est une oeuvre d'art.
Celui qui dit la vérité est toujours insupportable, c'est bien connu.
Ma femme est incapable de prendre ses responsabilités de mère. «Ma» femme! Qui a inventé cette possession ridicule? Un être humain ne peut pas appartenir à un autre, à qui que ce soit.
Religion et tradition sont les mamelles des Canadiens. Nicole planait sur un nuage de componction, comme si elle avait voulu montrer que de jour en jour, elle devenait de plus en plus responsable d'un événement grave.
Tout le monde est contre la guerre, mais les forts ont besoin d'elle pour prouver aux faibles qu'ils sont forts. Si bien qu'on ne s'en débarrassera jamais, parce qu'il y aura toujours des faibles.
Un mari, c'est responsable, ça prend en charge. ... - Ca fout le camp aussi, et c'est souvent incapable de prendre ses responsabilités. - Je te parle d'un vrai mari. ... - Le jour du mariage, un mari est toujours un vrai mari.
Pourquoi lui avez-vous dit que vous l'aimiez, si ce n'est pas vrai? - Je ne sais pas très bien. ... J'aime dire aux femmes que je les aime, parce que ça leur fait plaisir. Les femmes croient toujours ce qu'elles ont besoin de croire, tant pis pour elles.
Je veux simplement être capable de vivre. Je dis seulement qu'il est possible de vivre, malgré tout. Il suffit de le vouloir.
Mais c'est justement ça, vivre, c'est avoir des problèmes et les résoudre. ... - Oui, pis pendant ce temps-là on vieillit, on s'enlaidit, et la première chose qu'on sait y est trop tard!
A partir de trente ans, les hommes sont mariés. S'ils sont célibataires et intelligents, ils ne veulent pas se marier. Tous les autres sont cons.
Je me vois descendant dans le vide, au ralenti, et chaque événement est un choc contre une paroi imaginaire qui me fait rebondir.
Le suicide est la plus grande des négations.
Quand j'ai commencé à ne rien faire il m'a semblé que je m'amuserais beaucoup, que j'aurais du plaisir. Mais le plaisir est comme une fleur: on le cueille et il meurt au bout de quelques heures.
Papa, à quel moment de l'histoire les hommes ont-ils perdu leur naturel? - J'en sais rien. ... Quand la réflexion est arrivée, probablement. Quand ils ont commencé à savoir qu'ils savaient.
Le secret de la réussite: faire croire à certaines personnes que certaines choses sont importantes.

Œuvres de Roger Fournier

A nous deux (1965)Inutile et adorableInutile et adorable (1963)Journal d'un jeune marié (1967)La Voix (1968)Le Cercle des arènes (1982)Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc. (1979)Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc... (1974)