Auteur

Robert Bresson

Le cinéma puise dans un fonds commun. Le cinématographe fait un voyage de découverte sur une planète inconnue.
Cinématographier quelqu'un n'est pas le douer de vie. C'est parce qu'ils sont vivants que les acteurs rendent une pièce de théâtre vivante.
Comment se dissimuler que tout finit sur un rectangle de toile blanche suspendu à un mur? (Vois ton film comme une surface à couvrir).
Quand tu ne sais pas ce que tu fais et que ce que tu fais est le meilleur, c'est cela l'inspiration.
Préfère ce que te souffle l'intuition à ce que tu as fait et refait dix fois dans ta tête.
Il ne s'agit pas de jouer «simple», ou de jouer «intérieur», mais de ne pas jouer du tout.
Montage. Passage d'images mortes à des images vivantes. Tout refleurit.
Cinématographe, art, avec des images, de ne rien représenter.
L'oeil sollicité seul rend l'oreille impatiente, l'oreille sollicitée seule rend l'oeil impatient. Utiliser ces impatiences. Puissance du cinématographe qui s'adresse à deux sens de façon réglable.
Deux personnes qui se regardent dans les yeux ne voient pas leurs yeux mais leurs regards.
Pour un acteur, la caméra est l'oeil du public.
Images et sons comme des gens qui font connaissance en route et ne peuvent plus se séparer.
Je prends des boutures à la réalité et je les plante dans le film.
La litote me convient mieux que l'hyperbole.

Œuvres de Robert Bresson

Bresson par Bresson : Entretiens (1943-1983) (2013)Notes sur le cinématographe (1975)