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Proverbes béninois

L'esclave n'a pas été vendu mais son vendeur le blâme. Devrait-on le rendre responsable d'un tort ?
La musaraigne découvre le cadavre d'une tortue et dit : « Crains la mort ».
Un écureuil se prosterne devant les empreintes d'un éléphant : on devrait respecter une personne aussi en son absence.
Un homme civilisé n'avale pas la pâte d'un trait.
On ne chante pas une chanson qui n'est pas bonne à entendre dans la cour de sa belle-mère.
Même la langue et la dent se contrarient.
C'est celui qui a l'habitude d'aller chercher de l'eau au marigot qui casse la gourde.
Quand on parle à un sourd, ceux qui ont des oreilles entendent.
Un cheval de campagne ne court pas en ville.
Tout en invoquant Dieu, accroche-toi bien à la branche.
Une chienne ne mord pas son petit jusqu'à l'os.
Le gain d'un seul, c'est l'échec.
Qui ne se critique point lui-même meurt des critiques d'autrui.
Qui poursuit deux perdrix à la fois ne bénéficie que des plumes.
Celui qui danse ignore que son derrière est penché.
L'habit d'un enfant ne sied pas à un grand.
Si tu connais aujourd'hui, tu ne connais pas demain.
Lorsque vous dites que l'enfant d'autrui ne marchera pas, le vôtre ne rampera pas.
Même si l'eau sale est inutile, elle sert à éteindre le feu tout au moins.
C'est la gourmandise qui a fait rallonger la gueule du chien.
Les perdrix se réunissent avant d'aller manger le mil.
C'est celui qui a mis sa récolte au soleil qui craint la pluie.
Cultiver au soleil et manger à l'ombre.
N'accroche jamais ta chemise ou ta main ne peut aller.
C'est ce que tu as semé qui pousse.

Œuvres de Proverbes béninois

Discours, 1970.Proverbes