... Chaque âme est et devient ce qu'elle contemple.
Jamais un oeil ne verrait le soleil sans être devenu semblable au soleil, ni une âme ne verrait le beau sans être belle. Que tout être devienne donc d'abord divin et beau, s'il veut contempler Dieu et le Beau.
Lorsque la contemplation s'affaiblit chez les hommes, ils passent à l'action qui est une ombre de la contemplation et de la raison.
Ne cesse pas de sculpter ta propre statue jusqu'à ce que l'éclat divin de la vertu se manifeste.
Le sage est tourné vers lui-même et il trouve en lui toutes choses.
Il n'y a de hasard que dans les choses dérivées et multiples.
Mais nu n'est pas plus une qualité qu'habillé, ce sont plutôt des manières d'être, qui consistent en une relation.
Le courage consiste à ne pas craindre la mort. Or, comme la mort est la séparation de l'âme d'avec le corps, cette séparation ne saurait effrayer celui qui aime à être seul.
La grandeur d'âme, c'est le dédain des choses d'ici-bas.
L'intelligence c'est la pensée qui se détourne des choses inférieures pour élever l'âme vers ce qui est supérieur.
L'âme n'est belle que par l'intelligence, et les autres choses, soit dans les actions, soit dans les intentions, ne sont belles que par l'âme qui leur donne la forme de la beauté.
Si vous vous plaignez tant de ce monde, vous n'êtes pas forcés d'en rester citoyen.
Mourir, c'est changer de corps comme l'acteur change d'habit.
Œuvres de Plotin
Ennéades, I, 6, 6Ennéades, I, 6, 9Ennéades, II, 9, 9Ennéades, III, 2, 15Ennéades, III, 8, 4Ennéades, III, 8, 6Ennéades, IV, 3, 8Ennéades, VI, 3, 19Ennéades, VI, 7, 38