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Platon

Tant que les philosophes ne seront pas rois dans les cités ou que ceux que l'on appelle aujourd'hui rois et souverains ne seront pas vraiment philosophes... il n'y aura de cesse aux maux des cités.
La vie que tu juges la plus malheureuse de toutes l'est encore moins que celle du tyran.
Tomber dans le feu pour échapper à la fumée.
Avoir les oreilles sur les épaules.
La beauté du corps et la force ne sont pas convenables mais choquantes chez un lâche.
Ce sont des contes de vieille femme.
Il faut fuir sans se retourner la compagnie des méchants.
Donne et tu recevras.
Il faut que tout discours soit composé comme un être vivant.
On est mort, quand le corps, séparé de l'âme, reste seul, à part, avec lui-même, et quand l'âme, séparée du corps, reste seule, à part, avec elle-même.
Car l'amant s'aveugle sur ce qu'il aime ; il juge mal de ce qui est juste, bon et beau, quand il croit devoir toujours préférer ses intérêts à ceux de la vérité.
Quiconque veut devenir un grand homme ne doit pas s'aimer lui-même et ce qui tient à lui ; il ne doit aimer que le bien, soit en lui-même, soit dans les autres.
L'homme est la mesure de toute chose : de celles qui sont, du fait qu'elles sont ; de celles qui ne sont pas, du fait qu'elles ne sont pas.
Des dieux, je ne sais pas ni s'ils sont ni s'ils ne sont pas.
Enfin toute science séparée de la justice et des autres vertus n'est visiblement que rouerie, non sagesse.
J'ai pour principe de n'écouter en moi qu'une seule voix, celle de la raison, qui, à l'examen, me semble la meilleure.
Voilà comment l'amour est si naturel à l'homme ; l'amour nous ramène à notre nature primitive et, de deux êtres n'en faisant qu'un, rétablit en quelque sorte la nature humaine dans son ancienne perfection.
Quelques-uns appellent le corps le tombeau de l'âme où elle serait présentement ensevelie.
Les vrais philosophes se gardent de toutes les passions du corps, leur résistent et ne s'y abandonnent pas.
Avoue donc que ce qui répand la lumière de la vérité sur les objets de la connaissance et confère au sujet qui connaît le pouvoir de connaître, c'est l'idée du bien.
La justice, affirmons-nous, est un attribut de l'individu, mais aussi de la cité entière.
La tyrannie ne surgit et ne s'instaure dans aucun autre régime politique que la démocratie : c'est de l'extrême liberté que sort la servitude la plus totale et la plus rude.
Et, par conséquent, en ce sens encore, la possession, autant que l'accomplissement de ce qui nous est propre et qui est nôtre, on s'accorderait à dire que c'est justice.
Si la vie vaut la peine d'être vécue, c'est à ce moment : lorsque l'humain contemple la Beauté en soi.
Socrate à Simmias : Simmias, à parler exactement, aucune âme n'aura part au vice, si elle est une harmonie car il est hors de doute qu'une harmonie, si elle est pleinement ce qu'est une harmonie, n'aura jamais part à la dissonance.

Œuvres de Platon

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