Auteur

Pierre de Ronsard

Il y a autant de différence entre un Poète et un versificateur qu'entre un bidet et un généreux coursier de Naples.
J'aime fort les jardins qui sentent le sauvage, - J'aime le flot de l'eau qui gazouille au rivage.
Je n'avais pas quinze ans que les monts et les bois - Et les eaux me plaisaient plus que la cour des rois.
Je veux lire en trois jours l'Iliade d'Homère ...
Je vous salue, - Enfants de la première nuit, - Heureux astres divins ...
L'avenir appartient à celui qui le mérite.
La jeunesse des Dieux aux hommes n'est donnee - Pour gouspiller sa fleur, ainsi qu'on void fanir - La rose par le chauld, ainsi mal gouvernee - La jeunesse s'enfuit sans jamais revenir.
La matière demeure et la forme se perd!
La parole, Ronsard, est la seule magie, - L'Ame par la parole est conduite et régie, ... - Car toujours la parole est maîtresse du coeur.
C'était pour m'enseigner qu'il faut dès la jeunesse, - Comme d'un usufruit, prendre son passe-temps: - Que pas à pas nous suit l'importune vieillesse, - Et qu'Amour et les fleurs ne durent qu'un printemps.
Donc, si vous me croyez mignonne, - Tandis que vostre age fleuronne - En sa plus verte nouveauté, - Cueillez cueillez vostre jeunesse: - Comme à ceste fleure la vieillesse - Fera ternir vostre beauté.
Je suis ravi, assis entre les Dieux, - Quand le bonheur me conduit auprès d'elle.
... la ville où sont infuses - La discipline et la gloire des Muses.
Je m'en vais promener tantôt parmi la plaine, - Tantôt en un village et tantôt en un bois, - Et tantôt par les lieux solitaires et cois.
Neuf fois au nom de Cassandre - Je vais prendre - Neuf fois du vin du flacon - Afin de neuf fois le boire - En mémoire - Des neuf lettres de son nom.
Comme un qui prend une coupe, - Seul honneur de son trésor? - Et de rang verse à sa troupe - Du vin qui rit dedans l'or.
Votre oeil me fait un été dans mon âme.
Et des amours desquelles nous parlons, - Quand seront morts, n'en sera plus nouvelle: - Pour ce, aimez-moi cependant qu'êtes belle.
Marie, qui voudrait votre nom retourner, - Il trouverait Aimer...
Je vous envoie un bouquet que ma main - Vient de trier de ces fleurs épanies; - Qui ne les eût à ce vêpre cueillies, - Chutes à terre elles fussent demain.
J'ai l'esprit tout ennuyé - D'avoir trop étudié ... - Bons Dieux! qui voudrait louer - Ceux qui, collés sur un livre, - N'ont jamais souci de vivre! - Que nous sert l'étudier - Sinon de nous ennuyer?
Le jour tant soit il court vaut mieux que la nuitée.
J'ai mieux aimé mourir que languir si longtemps.
Mais quand au lit nous serons - Entrelacés, nous ferons - Les lascifs selon les guises - Des amants qui librement - Pratiquent folâtrement - Dans les draps cent mignardises.
Je voudrais bien richement jaunissant - En pluie d'or goutte à goutte descendre - Dans le beau sein de ma belle Casandre, - Lors qu'en ses yeux le somme va glissant.

Œuvres de Pierre de Ronsard

Abrégé de l'art poétique françaisAmourAmours de Cassandre (1552), IAmours de Cassandre (1552), IIAmours diverses (1578)Amours, ChansonCharitéContinuation des Amours, IXContinuation des Amours, XXXVDerniers Vers (1856), A son âmeDerniers Vers (1856), Ah longues nuicts d'hyver de ma vie bourrellesDerniers Vers (1856), StancesDiscoursDiscours de l'altération et change des choses humainesDiscours des misères de ce tempsDiscours des misères de ce temps (1562)Discours des misères de ce temps (1562), Instituition pour l'adolescence du RoyDiscours, Institution pour l'adolescence du roi très chrétien Charles, neuvième du nomEglogues, I, BergerieEglogues, II