Le talent et le goût ne suffisent pas, seul le style compte.
On peut être élégant avec un tablier.
Tant que j’aurai la santé, je créerai.
Je fais des croquis chaque matin. Non seulement je dessine, mais je vais aussi aux ateliers de couture. C’est une règle, comme celle d’un danseur qui fait des exercices de barre pour bien danser. Pour moi, c’est un besoin.
Le luxe, c’est la rareté, la créativité, l’élégance.
Le luxe, c’est la rareté, la créativité, l’élégance. Des maisons comme Hermès sont très belles. On assiste, là, à un luxe d’argent mais pas de création.
Moi, je suis d’abord un créateur, et mes créations génèrent de l’argent.
Un homme nu dans le désert, qui est-il?? C’est le costume qui l’habille et lui apporte une nationalité. Le costume porte un message extraordinaire.
Le costume porte un message extraordinaire.
Dans ma vie, les rencontres ont été déterminantes. Il y a, bien sûr, Christian Dior, mais aussi le poète Jean Cocteau, le metteur en scène Jean Delannoy et le décorateur Christian Bérart. Ils m’ont apporté l’élégance, la grâce et la confiance.
L’élégance, c’est savoir se connaître soi-même. On ne peut pas tout porter, même si c’est joli.
L’élégance donne un style. Tout le monde n’est pas élégant. C’est inné.
On m’a toujours dit que j’étais très élégant, avec un comportement noble, sans vulgarité.
Tout repose sur les gestes, la parole, la psychologie de la personne. On peut porter de la haute couture et être très vulgaire.
J’aurais pu me lancer dans la politique car je suis un meneur. Mais j’ai toujours dit Non.
Mon entrée parmi les Immortels a été un moment très important car il n’y avait jamais eu d’académicien couturier. Je serais peut-être le seul. Mais je pense que ce n’est pas le couturier qui a été élu sous la coupole, mais l’homme.
Je suis catholique, mais je respecte toutes les croyances. Mais il y a, sans doute, un dieu pour tous les dieux. Je suis pour la liberté d’expression, mais contre l’insulte.
J’ai trouvé mon bonheur dans le travail. J’ai la haute couture, des théâtres, des restaurants, des salles de spectacles, des maisons, des hôtels, des palais, des bateaux, etc. J’ai tout fait et je suis allé partout.
Pour moi, mes salariés sont ma vraie famille. Rassurez-vous, j’ai réglé ma succession.
On ne vient pas au monde avec une personnalité, il faut se la faire.
J'ai essayé toujours de donner une image différente des images commerciales. il s'est trouvé que cette image a toujours été provocante... on l'a toujours critiquée, on a toujours dit que j'étais en marge. Mais finalement... avec les années, j'ai eu raison. Et j'ai commencé très simplement. Ne croyez pas qu'on naît Pierre Cardin ou qu'on vient au monde avec une personnalité. Il faut se la faire
Je ne suis pas né vieux. Saluons la jeunesse ! Et santé à la nouvelle créativité !
Je suis tributaire de toutes les responsabilités qui découlent de l'emploi de centaines de personnes. J'ai toujours gardé les problèmes pour moi. Les joies, le bonheur et les fêtes étaient pour les autres.
Le style se développe en une marque, la mode est éphémère !
L'exposition de mes créations dans les musées est la reconnaissance de mon travail, et aussi cela a montré le comment et le pourquoi derrière le fait de devenir Pierre Cardin. Ce n'est pas un hasard, vous savez. C'est un travail sans fin, des responsabilités stressantes et une forte personnalité. Il faut se créer une identité personnelle.
Œuvres de Pierre Cardin
Interview de Pierre Cardin par Denise Glaser, Le Point, 1970Interview de Pierre Cardin, L'Écho républicain, 15/03/2015L'Express - Numéro 2570 - Page 10 (2000) ·L'Officiel, interview par Pamela Golbin (Usa), 16.11.2020Madame Figaro, Pierre Cardin, soixante ans de créations, Fabienne Reybaud, 28 décembre 2006