Auteur

Philippe Fabre d Eglantine

Il pleut, il pleut, bergère ...
Je t'aime tant! je t'aime tant! - Je ne puis assez te le dire, - Et je le répète pourtant - A chaque fois que je respire!
Tracer je t'aime en cent façons - Est le seul travail de ma plume - Je te chante dans mes chansons, - Je te lis dans chaque volume.
Il pleut, il pleut, bergère, - Presse tes blancs moutons, - Allons sous ma chaumière, - Bergère, vite, allons.
J'entends sur le feuillage - L'eau qui tombe à grand bruit; - Voici venir l'orage, - Voici l'éclair qui luit.
Ton coeur m'est tout, mon bien, ma loi, - Te plaire est toute mon envie; - Enfin, en toi, par toi, pour toi, - Je respire et tiens à la vie.
Je t'aime tant, je t'aime tant ! - Je ne puis assez te le dire : - Et je le répète pourtant - A chaque fois que je respire. - Absent, présent, de près, de loin, - Je t'aime est le mot que je trouve : - Seul avec toi, devant témoin, - Ou je le pense ou je le prouve.
L'homme sent qu'il est homme, et tant qu'il sentira - Que les malheurs d'autrui peuvent un jour l'atteindre, - Il prendra part aux maux qu'il a raison de craindre.
Le cri d'un peuple libre est celui de la gloire.
Certes, il n'est vraiment pire eau que l'eau qui dort.
La jeunesse répugne à des airs trop farouches - Et c'est avec le mal qu'on attrape les mouches.

Œuvres de Philippe Fabre d Eglantine

Il pleut, il pleut, bergèreJe t'aime tantL'Hospitalité, romanceL'Intrigue épistolaire (1792), I, 4L'Intrigue épistolaire (1792), IV, 1Le Philinte de Molière, ou la Suite du Misanthrope (1791), II, 9Le délire de l'amourLe triomphe de Gréty