La parole de chaque être humain renferme la somme de son passé langagier.
Une dépression ne se traduit pas toujours par une rupture, elle peut prendre la forme d'un lent renoncement.
Quand on est jeune, on croit que la sexualité est le summum de l'intimité. Plus tard, on découvre que c'est à peine son ébauche.
On ne peut tirer de conclusion que de ce que l'on ne comprend pas.
L'amour grandit quand on a un trop-plein d'énergie, il s'évanouit quand on doit utiliser cette énergie pour survivre, pour satisfaire la faim, le sommeil, le besoin de sécurité.
Le voyage ne va pas sans un chez-soi que l'on quitte et où l'on revient.
Il ne faut jamais concevoir un déplacement comme un simple trajet d'un point à un autre.
Chez les Danois, il existe une corrélation étroite entre nourriture et expression des sentiments intenses.
Je suis désolée de donner l'impression d'avoir seulement une voix dure. Je fais mon possible pour que toute ma personne le soit.
La neige nous enseigne que les catastrophes naturelles existent dans notre vie quotidienne à échelle miniature.
Personne ne peut faire de promesse à qui que ce soit.
Je ne vois aucune raison d'épargner les vérités, si pénibles soient-elles, aux enfants. Il faut bien qu'ils s'habituent à endurer les mêmes réalités que nous.
Toute explication théorique est réductrice, elle néglige l'importance de l'intuition.
Au fond de l'âme de chaque être éperdu d'amour couve une haine pour l'objet aimé, désormais détenteur de l'unique clé de son bonheur.
Vouloir comprendre, c'est chercher à reconquérir un savoir perdu.
Abandonner les Européens au silence est toujours une expérience intéressante. Pour eux, le silence est un vide dans lequel la tension augmente jusqu'à frôler la limite du supportable.
La moitié de toute colère est dirigée vers l'intérieur.
Lorsque le contact entre deux êtres s'intensifie, le monde extérieur s'estompe jusqu'à l'effacement. Car dans ces moments-là, aux yeux de ces deux-là, seule l'autre personne existe dans l'univers.
L'amour survient peut-être quand une autre personne accepte pleinement ce que l'on est.
Le bonheur dépend moins de ce qu'on a pu amasser ou mettre sur pied que de ce à quoi on a pu renoncer.
Quand il ne vous reste plus rien qu'on puisse vous prendre, vous êtes libre.
Puis l'aube avait blanchi et il avait découvert que quand l'amour est là, il ne s'évanouit pas au lever du soleil, à la tombée du rideau, il perdure.
L'émotion est toujours réductrice.
J'ai toujours eu du mal à comprendre ça, comment on passe de la télévision au lit, comment on arrive à déclencher quelque chose chez celle qu'on aime, quand on regarde le canon à électrons depuis des heures ?
Ce qu'il y a de triste avec la mort, ce n'est pas qu'elle modifie le futur, mais qu'elle nous laisse seuls avec nos souvenirs.
Œuvres de Peter Høeg