Auteur

Paul-Louis Courier

Ce manant devinait les droits de l'homme. Il fut pendu, cela devait être.
Femme qui prête l'oreille prêtera bientôt autre chose.
La noblesse n'est pas de rigueur pour entrer à l'Académie; l'ignorance, bien prouvée, suffit.
Le but d'un chef doit être moins de montrer du courage que d'en inspirer.
Parler est bien, écrire est mieux; imprimer est excellente chose.
Rendons aux grands ce qui leur est dû; mais tenons-nous-en loin le plus que nous pourrons.
Les éloges sont à la mode: il faut hurler avec les loups.
Il n'y a, pour les nobles, qu'un moyen de fortune, et de même pour tous ceux qui ne veulent rien faire: ce moyen, c'est la prostitution. La Cour l'appelle galanterie.
Hélène adorée vit les peuples et les dieux combattre à qui la posséderait.
Justice, équité, providence! vains mots dont on nous abuse!
De l'acétate de morphine, un grain dans une cuve se perd, n'est point senti, dans une tasse fait vomir, en une cuillerée tue, et voilà le pamphlet.
Rendons aux grands ce qui leur est dû; mais tenons-nous en le plus loin que nous puissions.
Les gens qui savent le grec sont cinq ou six en Europe; ceux qui savent le français sont en bien plus petit nombre.
Car alors aussi on faisait académiciens ceux qui n'écrivaient point, sans toutefois mettre en prison ceux qui écrivaient.
Socrate, qui avait pris une femme acariâtre pour s'exercer à la patience ...
Vous verrez des officiers qui passent leur vie à apostiller en marge des lettres à répondre.
Ce n'est qu'en suivant l'exemple des hommes célèbres qu'on peut espérer de les atteindre ou même de les surpasser.
Auriez-vous cru que la fureur bibliomaniaque pût aller jusque-là.
Tout tient au caprice de deux ou trois bipèdes sans plumes qui se jouent de l'espèce humaine.
On demandera peut-être (car on devient curieux) combien de gens en France ont le droit ou le pouvoir d'emprisonner qui bon leur semble, sans être tenus de dire pourquoi.
Tout ce qui s'appelle en France courtisans, serviteurs, flatteurs, adulateurs, complaisants, flagorneurs et autres gens vivant de bassesse et d'intrigues.
Un homme se trouvant là, sans fonctions apparentes, m'aborda familièrement et me demanda confidemment si je n'étais point auteur de certaines brochures.
En matière de religion, ainsi que de langage, le peuple fait loi; le peuple de tout temps a converti les rois.
Qui diantre me poussait à vouloir être de l'Académie, moi qui m'étais moqué quarante ans des coteries littéraires?
Lorsqu'on a tort avec ses subalternes, on se garde surtout de se dédire.

Œuvres de Paul-Louis Courier

Aux âmes dévotes de la paroisse de Véretz (1821)Correspondance, 10 septembre 1793Discours.Eloge de BuffonLes aventures d'un écrivainLettre a M. le Général Dulauloy, le 28 mai 1806Lettre à M. RenouardLettre à M. Renouard, 20 septembre 1810Lettre à messieurs de l'Académie des inscriptions et belles-lettresLettre, 13 septembre 1808Lettre, à M. Guilhem de Sainte-Croix, 12 septembre 1806Lettre, à M. RenouardLettresLettres au rédacteur du \"Censeur\"Lettres de France et d'Italie 1813 (1825)Pamphlet des pamphlets (1824)PamphletsPamphlets (1815-1825)Pamphlets politiques (1816)Pamphlets politiques (1822)