Auteur

Oscar Wilde

A moins d'être riche, il est absolument inutile d'être un garçon charmant. Le romanesque est le privilège des nantis, et non la profession des chômeurs. Les pauvres doivent être pratiques et prosaïques.
Il n'existe pas de livre moral ou immoral. Les livres sont bien ou mal écrits. C'est tout.
Il n'y a que deux sortes d'êtres qui soient véritablement fascinantes : ceux qui savent absolument tout, et ceux qui ne savent absolument rien.
Les masses ont l'impression que l'ivrognerie, la stupidité et l'immoralité leur appartiennent en propre et que si quelqu'un de la classe supérieure fait des bêtises, il braconne sur leurs terres.
Je ne confie un secret qui si on me fait la promesse de le répéter à tout le monde.
La popularité est la couronne de laurier que le monde tresse à l'art médiocre.
Le rêveur est un être qui ne peut trouver sa voie qu'à la clarté de la lune ; son châtiment c'est de voir poindre le jour avant le reste du monde.
On n'apporte jamais assez de soin au choix de ses ennemis.
Le chemin de la vérité est celui du paradoxe : pour l'éprouver, il faut la contempler sur la corde raide. Quand la vérité devient acrobate, nous pouvons la juger.
Je peux croire n'importe quoi, pourvu que ce soit absolument incroyable.
La différence entre le journalisme et la littérature ? Le journalisme est illisible, et la littérature n'est pas lue.
On dit que tous les critiques sont à vendre. A voir la façon dont ils s'habillent, ils ne doivent pas coûter très cher !
J'adore parler de rien. C'est le seul domaine où j'ai de vagues connaissances.
De nos jours, tout grand homme a ses disciples, et c'est toujours Judas qui écrit la biographie.
J'adore les plaisirs simples. Ce sont les derniers refuges des êtres complexes.
Le naturel n'est qu'une pose, et la pose la plus irritante que je connaisse.
On ne devrait jamais prendre parti. Prendre parti est le commencement de la sincérité ; alors le sérieux s'installe, et l'être humain devient d'un ennui !
Qu'importe le prix à payer ! On ne paie jamais trop cher une sensation.
Je choisis mes amis pour leur apparence, mes relations pour leur caractère et mes ennemis pour leur intelligence.
Etre bon, c'est être en harmonie avec soi-même. La discorde, c'est être forcé à être en harmonie avec les autres.
Dans la vie, les erreurs fatales ne sont pas dues à nos actes déraisonnables : un moment de déraison peut être l'un des plus beaux qui soient. Elles sont le fait d'un raisonnement logique.
Regretter les expériences qu'on a connues, c'est arrêter son propre développement ; les nier, c'est mettre un mensonge sur les lèvres de sa propre vie. Ce n'est rien moins que le reniement de l'âme.
Les gens qui font valoir la raison sont comme ceux qui cassent des cailloux sur les routes : ils vous couvrent de débris et de poussière.
L'ingrat est un homme qui marche en traînant pieds et coeur de plomb.
Il y a dans un nation une seule classe qui pense plus à l'argent que les riches, et ce sont les pauvres. Les pauvres ne peuvent penser à autre chose. C'est en cela consiste la malédiction de la pauvreté.

Œuvres de Oscar Wilde

A André Gide, vers 1900.AphorismesCorrespondanceDans le Pall Mall Gazette, 1886.Dans le Pall Mall Gazette.De profundis (1905)Déclaration prononcée juste avant sa mort.En s'adressant à un douanier.Essais et aphorismes, La Vérité des masquesFormules et maximesIl importe d'être constantIn Journal, Gide, le 3 juillet 1913Intentions (1891)Intentions (1891), Le Critique comme artisteIntentions (1891), Le Déclin du mensongeIntentions (1891), Phrases et philosophiesL' Importance d' être Constant (1895)L'Ame de l'homme sous le socialisme (1891)L'Ame humaine sous le régime socialiste (1891)L'Eventail de Lady Windermere (1892)