Auteur

Michel Audiard

- Bougez pas!... Les mains sur la table! Je vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur, et des flingues de concours. - - Si ces messieurs veulent bien me les confier...
50 kilos de patates, un sac de sciure de bois, il te sortait 25 litres de 3 étoiles à l'alambic. Un vrai magicien ce Jo. Et c'est pour ça que je me permets d'intimer l'ordre à certains salisseurs de mémoires de bien vouloir fermer leur claque-merde!
Vous savez, quand un monsieur inconnu ramène chez vous votre mari mort, dynamite la salle de bains et jette les visiteurs par la fenêtre, on prend l'habitude de ne plus s'étonner de grand'chose...
Un barbu, c'est un barbu... Trois barbus, c'est des barbouzes!
Ici c'est une grande famille. Quand un chauffeur veut un congé ou une augmentation, il vient me voir, je l'écoute et je le vire.
Vous prenez un peu de Zola, de Kafka, de Miller, de Sartre, de Breton, vous pimentez le cocktail par quelques insanités dues à vos cogitations personnelles et vous servez le tout sous une étiquette inspirée de Les Blondes préfèrent les Noirs, ...
Tout à l'heure tu as crié que tu m'aimais, tu as même failli me le dire.
Il y aurait trois méthodes sûres pour ruiner une affaire qui marche: les femmes, le jeu ou les technocrates... Les femmes, ce serait le plus marrant; le jeu, le plus rapide; les technocrates, le plus sûr.
Vingt ans de placard. - Les bénéfices ça se divise, la réclusion ça s'additionne.
Ils appelaient ça la zone verte - C'est devenu New-York la zone verte.
On peut appeler ça des femmes, mais ce sont plutôt des caractères.
Pour un type qu'a un livret de caisse d'épargne, les journaux c'est la Bible. Y'en a même qui lisent entre les lignes.
Les grands mots mettent toujours la vraie modestie à rude épreuve.
Du service de l'Etat, on est passé au service du pouvoir.
Mon père est à Vichy... C'est un homme qui a la légalité dans l'sang... Si les Chinois débarquaient, y se ferait mandarin... Si les Nègres prenaient le pouvoir, y s'mettrait un os dans le nez... Si les Grecs...
L'opacité du récipient rendant les tricheries possibles, n'oubliez pas que Dieu vous regarde.
- Faut pas faire attention, c'est une brute née de la guerre - - En langage clinique on appelle ça un paranoïaque, en langage militaire un brigadier.
Pendant que je découvrais Goethe, vous en étiez déjà à Mein Kampf. Les français ont toujours eu un livre de retard!
Avec lui, si vous avez pas soif, vous serez tout d'suite servi.
- Pour un picon-bière, c'est moitié-moitié? - - Ca peut le devenir. Mais je saute pas un obstacle sans élan.
Dis-toi bien qu'si quelque chose devait m'manquer, ce serait plus l'vin, ce serait l'ivresse...
Je crains malheureusement qu'on ne s'attache pas à une femme avec des vertus culinaires. Avec des vertus d'aucune sorte d'ailleurs.
Il est autant anglais que Lawrence d'Arabie est arabe. Perfidie légendaire!
Si je buvais moins, je serai un autre homme. Et j'y tiens pas.
Sous pretexte de nous empêcher de boire, elles ne rêvent qu'à nous mettre en bouteille.

Œuvres de Michel Audiard

100.000 Dollars au Soleil (1963) d'Henri VerneuilArchimède le clochard (1959) de Gilles GrangierAudiard par Audiard (2000)Carambolages (1963) de Marcel BluwalComment réussir quand on est con et pleurnichard (1974)Elle cause plus... elle flingue (1972)Est-ce bien raisonnable? de Georges Lautner.Faut pas prendre les Enfants du Bon Dieu pour des Canards sauvages (1968)Flic ou voyou (1979) de Georges LautnerGarde à vue (1981) de Claude MillerGarou-Garou, le passe-muraille (1951) de Jean BoyerGas-oil (1955) de Gilles GrangierIn Audiard par Audiard de René Château - Editions R. Chateau, 1995, p79Jusqu'au dernier (1956) de Pierre BillonL'Ennemi public numéro un (1953) d'Henri VerneuilLa Bataille, 21 janvier 1948.La Chasse à l'homme film français de Édouard Molinaro - Dialogues de Michel Audiard.La Grande Sauterelle (1967) de Georges LautnerLa Métamorphose des cloportes (1965) de Pierre Granier-DeferreLe Baron de l'écluse (1960) de Jean Delannoy