Auteur

Michel Audiard

- Attention! J'ai le glaive vengeur et le bras séculier! L'aigle va fondre sur la vieille buse!... - - Un peu chouette comme métaphore, non? - - C'est pas une métaphore, c'est une périphrase. - - Fais pas chier!... - - Ca, c'est une métaphore.
Je ne te demande pas si tu as mangé: on t'entend digérer.
Un marchand de tableaux, c'est un voleur inscrit au registre du commerce...
Ça commence bien, les fous sont lâchés ! J'vais vous dire un truc, moi : si j'étais les poulets… Les vioques, les infirmes, tous les mecs nases… À la poubelle !… Enfin, plus d'permis, quoi !…
On faisait chambre commune et rêves à part.
Le flinguer comme ça de sang froid, sans être tout à fait de l'assassinat, y aurait quand même comme un cousinage!
A mon avis, dans la guerre, il y a une chose attractive, c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant c'est avant. Il faudrait toucher sa prime d'engagement et défiler tout de suite. Avant que ça se gâte…
Bienheureux les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.
Je ne parle pas aux cons, ça les instruit.
Il vendrait des passe-montagnes à des sénégalais.
En France, on n'a que trois spécialités: la littérature, la fesse et la bouffe.
La justice, c'est comme la Sainte Vierge. Si elle n'apparaît pas de temps en temps, le doute s'installe.
- Il y a des patrons de gauche - - Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre.
L'amanite phalloïde a retiré l'an dernier plus de 4 000 contribuables à l'affection du Trésor public.
Moi les dingues, j'les soigne, j'men vais lui faire une ordonnance et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins d'Paris qu'on va l'retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle...
Moi quand on m'en fait trop j'correctionne plus, j'dynamite... j'disperse... et j'ventile...
Ecoute, on t'connaît pas, mais laisse nous t'dire que tu t'prépares des nuits blanches, des migraines... des «nervous breakdown» comme on dit de nos jours.
Patricia, mon petit, je ne voudrais pas te paraître vieux jeux et encore moins grossier...L'homme de la pampa parfois rude, reste toujours courtois... Mais la vérité m'oblige à te le dire: Ton Antoine commence à me les briser menu!
Un con, ça ne se définit pas, il faut donner des exemples.
Dans le temps, si on t'avait foutu à la lourde chaque fois que t'as fait des conneries, t'aurais passé ta vie dehors.
Ecoute, j'ai été enfant de choeur, militant socialiste, et bistrot. C'est dire si j'en ai entendu des conneries...
Le jour où la connerie se vendra en tubes, il y en a qui seront les premiers à s'offrir une brosse à dents.
Monsieur, si la connerie n'est pas remboursée par les assurances sociales, vous finirez sur la paille.
Plus j'étais aimable, plus il se méfiait. Je lui aurais donné la clef du coffre, il se serait imaginé qu'il y avait une bombe dedans. Décidement la bétise est un placement de père de famille.
Vous savez quelle différence il y a entre un con et un voleur? - - Non. - - Un voleur de temps en temps ça se repose.

Œuvres de Michel Audiard

100.000 Dollars au Soleil (1963) d'Henri VerneuilArchimède le clochard (1959) de Gilles GrangierAudiard par Audiard (2000)Carambolages (1963) de Marcel BluwalComment réussir quand on est con et pleurnichard (1974)Elle cause plus... elle flingue (1972)Est-ce bien raisonnable? de Georges Lautner.Faut pas prendre les Enfants du Bon Dieu pour des Canards sauvages (1968)Flic ou voyou (1979) de Georges LautnerGarde à vue (1981) de Claude MillerGarou-Garou, le passe-muraille (1951) de Jean BoyerGas-oil (1955) de Gilles GrangierIn Audiard par Audiard de René Château - Editions R. Chateau, 1995, p79Jusqu'au dernier (1956) de Pierre BillonL'Ennemi public numéro un (1953) d'Henri VerneuilLa Bataille, 21 janvier 1948.La Chasse à l'homme film français de Édouard Molinaro - Dialogues de Michel Audiard.La Grande Sauterelle (1967) de Georges LautnerLa Métamorphose des cloportes (1965) de Pierre Granier-DeferreLe Baron de l'écluse (1960) de Jean Delannoy