Je vais mourir pour mes croyances. Quelle meilleure raison peut avoir un homme?
Auteur
Michael Diamond Resnick, dit Mike Resnick
Chaque forme de vie suit une trajectoire qui aboutit à la mort. La seule différence, c'est que j'ai été élevé pour reconnaître et suivre cette trajectoire, tandis que vous l'avez été pour l'ignorer et l'éviter.
Ce doit être tragique de ne croire qu'en ce que l'on peut voir, mesurer, disséquer, mettre en fiches.
Si nous dérogeons à nos traditions ne serait-ce qu'une fois, ce monde cessera d'être Kirinyaga, pour ne devenir qu'un autre Kenya, une nation d'hommes qui font maladroitement semblant d'être quelque chose qu'ils ne sont pas.
Il y a un temps pour tout: pour naître, pour grandir, pour mourir. Il y a sans aucun doute un temps pour l'utopie, mais il devra attendre.
Quel genre d'utopie laisse les enfants se faire dévorer par des bêtes sauvages?
Vous vivez dans des cases, vous n'avez pas de machines, et vous devez même engager un Terrien pour tuer les hyènes à votre place. Ce n'est pas ce que j'appelle une utopie.
J'ai compris qu'une utopie est quelque chose de fragile qui a besoin d'être protégée de ceux qui veulent lui imposer leur volonté.
Il y a une différence entre la tradition et la stagnation. Si tu interdis toute liberté de goût et de comportement au nom de la première, tu n'arrives qu'à la seconde.
Alors peut-être que les utopies n'existent pas et que chacun doit s'occuper de son propre bonheur?
Comme il est bon que les oisillons qui s'emplument essaient leurs ailes, il est bon que les jeunes gens essaient leur pouvoir en défiant l'autorité.
Comme l'histoire est un recueil d'événements, dont l'interprétation ne cesse d'être remise en question. Elle part de la vérité pour aboutir à la légende. Mes récits partent de la légende pour aboutir à la vérité.
Une véritable utopie ne pouvait-elle survivre à la génération qui l'avait fondée? Etait-il dans la nature de l'homme de rejeter les valeurs de la société dans laquelle il naissait, même quand ces valeurs étaient sacrées?
Les luciolles ont exposé leurs mains et leurs têtes aux rayons du soleil declinant. Lennox les observe avec fascination : si leur peau paraît terne à la lumière du jour, elle rayonnement littéralement dans la nuit.